IN MEMORIAM

HOMMAGE A EDOUARD PACORY

Edouard PACORY nous a quitté le mercredi 10 octobre 2018, à Saintes (Charentes Maritimes).

 

Edouard faisait partie de la promotion 1958 du Personnel civil de direction des foyers et a été président de l'Amicale du personnel de direction des foyers de la marine entre 1994 et 1997.

 

 

 

Avec l'accord d'André Cloatre, nous reproduisons son mot d'hommage :

 

Mon cher Edouard,

 

Comme on ne peut pas laisser partir un ami sans lui dire au revoir, je surmonte ma peine pour te parler encore une fois. Avant toute chose je tiens à te dire que tu étais un véritable ami, fidèle, dévoué, désintéressé et toujours accueillant avec Geneviève, ton épouse.

 

Edouard PACORY était né en 1935. Très épris de musique bretonne, avec 4 amis, il fonde le bagad de Ploërmel (56). Il entre au CFM de Pont Réan pour effectuer son service militaire dans la Marine puis il est affecté comme sonneur dans le bagad de Lann Bihoué.
En 1958, il est recruté comme assistant de foyer civil chargé de l’accueil et des loisirs des matelots et quartiers maîtres. Affecté au Foyer du CEAN de Rochefort, il réussit son examen de directeur de foyer en 1962. Dès lors il recevra diverses affectations dans la direction des Foyers de l’Ecole des Fourriers à Rochefort, du Centre d’Instruction Naval à Brest, du Foyer ville de Brest.
En 1983, la direction du personnel militaire de la Marine lui confie la direction du Groupe des Foyers de Polynésie. A son retour de Tahiti, il est chargé de la fonction importante de responsable des activités sociales et sportives de la Marine et de ses 70 foyers, où ses qualités de gestionnaire et d’animateur excellent.
En 1990 il prend sa retraite et se retire à Royan en s’investissant dans le domaine associatif mais il garde toujours des liens étroits avec les Foyers de la Marine et ses anciens subordonnés qui restent ses amis de cœur.

 

Lorsque j’étais directeur régional des foyers de Lorient et Rochefort, chaque fois que je devais prendre le bac à Royan pour me rendre au CFM Hourtin, Edouard et Geneviève me recevaient et je leur reste très reconnaissant de leur accueil chaleureux. Connaissant sa passion pour le ski, (Edouard a créé le ski-club d’Armor à Brest), alors qu’il était retraité, il a accepté d’encadrer à plusieurs reprises bénévolement  les week-end de neige que j’organisais à Luchon pour les matelots recrutés qu’il initiait au ski.
Edouard faisait partie de ces directeurs de foyer qui considéraient leur métier d’éducateur comme un véritable sacerdoce. C’était un homme de cœur qui suscitait le respect, l’admiration et l’affection de ses subordonnés.
Très épris de musique bretonne, on lui doit d’avoir fait découvrir aux marins le groupe « Tri Yann » avant qu’il ne devienne professionnel.
Edouard savait mettre son dynamisme, son ardeur, son énergie et sa foi pour le bien être des loisirs des marins en véhiculant les valeurs de la Marine Nationale que sont l’esprit d’équipage et la cohésion. Que dire encore de lui sinon qu’il avait une égale considération pour tous les marins, quelque soit leur grade, qu’ils soient simples matelots, officiers-mariniers ou amiral.
Edouard avait fait sienne la devise de Mr Grandperrin, fondateur des Foyers de la Marine : « Aimer son métier et y croire, consacrer sa vie et donner tout ce que l’on a de meilleur en soi ».

 

Monsieur le Directeur, Mon Cher Edouard,

 

En s’engageant au service des loisirs des marins, en nous montrant l’exemple, tu as donné à toute une génération d’assistants de foyers de la Marine Nationale d’oser vivre pleinement leur vocation sociale et nous t’en sommes reconnaissants. Tu nous as transmis le flambeau, cette flamme que tous les directeurs de foyers portent au revers de leur veste. Tu avais ce que nous appelons « l’esprit foyer » et un sens aigu de l’accueil et de la camaraderie.
Je me remémore encore tous ces bons moments vécus en ta compagnie dans les foyers de Brest et Rochefort sans oublier les séjours de ski à Luchon. C’est au fond de son âme là où viennent se réfugier tous nos souvenirs communs que l’on ressent ton départ.
Perdre un ami, un guide, exige une pudeur dans le chagrin et la tristesse. Ma pensée et mon affection s’adressent d’abord à ton épouse, Geneviève qui t’a toujours soutenu. Je pense aussi à ses enfants et petits enfants et à leur douleur devant l’injustice de la mort. Permettez-moi de citer Victor Hugo « Mon père, ce héros au regard si doux ». Souvenez-vous d’Edouard, de celui qui vous manque. Oeuvrez pour lui, pour son souvenir, pour qu’il repose en paix et qu’il soit fier de vous.
Edouard PACORY a servi la Marine Nationale avec honneur et fidélité. Il continuera à veiller sur vous et à guider vos pas. Nous prions pour lui. Adieu Edouard.

 

Le capitaine de frégate (H) André CLOATRE