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L'Amicale : IL ETAIT UN ASFOY... - par NEMO le 27/01/2010 @ 12:26 |

IL ETAIT UN ASFOY... Un récit de Pierre Vieuville
Chapitre 1 : LE DECLIC
Chapitre 2 : L'ECO ...
IL ETAIT UN ASFOY... Un récit de Pierre Vieuville
Chapitre 1 : LE DECLIC
Nous sommes en 1970, je viens d’être affecté à la base sous-marine de Toulon, après une année passée à l’Ecole des Apprentis Mécaniciens et six mois à l’Ecole d’Armes sur le Jean Bart.
Mon premier contact réel avec les Foyers a lieu dès le premier soir de mon arrivée, les copains m’invitent à prendre un pot après le dégagé.
Nous accédons au Foyer Nautilus, par un escalier externe, dominant la darse où sont amarrés les bateaux noirs. La salle est carrelée de damiers noirs et blancs ; vous verrez plus tard l’importance de ce carrelage. A droite, en entrant, il y a la bimbeloterie, tenue de main de maître par Madame Valet Evelyne - ah ! Evelyne, tu es notre petite évasion des tourments de la vie sur la base ; nous n’achetons jamais plus d’un article à la fois, de façon à avoir de nouveau l’occasion de discuter quelques minutes avec toi - puis le comptoir du bar équipage, tenu par un appelé et un « chouf » (ndlr : quartier-maître chef).
« Building », un de mes premiers collègues, commande une caisse de bières. Le barman s’exécute et dépose le casier en plastique rouge avec ses 24 « kro ».
Dans un angle, face au comptoir, il y a le bureau du directeur, un homme rondouillard, toujours souriant, les lunettes à cheval sur le haut de son front qui commence à se dégarnir.
- Pierrot, je te présente : Monsieur Philippi, directeur de son état et ami de surcroît !
- Phil, Pierrot, un normand nouvellement affecté, nous venons fêter son embarquement !
Poignée de main et nous prenons un pot tous ensemble.
Si on faisait une partie de dames ? D’accord, répondent en chœur mes collègues assis autour de deux des six tables de la salle du bar.
« Tugudu » commande deux autres caisses et nous disposons les bouteilles pleines sur les carreaux du sol. Certaines bouteilles conservent leurs étiquettes, on les arrache sur les autres et la partie peut commencer. La règle est simple, chaque bouteille gagnée doit être bue, et l’équipe gagnante boit les pions restants à l’adversaire, il est difficile d’en gagner plus de deux parties, à moins d’avoir un grande capacité de stockage.
Je bosse avec un grand escogriffe, prénommé « Jimmy », il a tout du « Grand Duduche » : de grandes lunettes, les cheveux blonds, longs, pour un militaire, mais pas pour un sous-marinier. Nous sommes affectés au local mécanismes, un aquarium climatisé, au linoléum ciré. Les patins sont obligatoires, dès que vous avez franchi le sas anti-poussière.
A 16 h 30, Jimmy m’entraîne vers le Foyer. Après avoir salué Phil, nous descendons vers un local du rez-de-chaussée dont la porte arbore, pompeusement une plaque : « salle de musique ».
Jimmy entre le premier, je lui emboîte le pas. Deux gars sont déjà là. L’un est derrière une batterie, l’autre est en train d’accorder une guitare. Les présentations faites, Jimmy me dit qu’avec deux ou trois copains, ils sont en train de monter un orchestre et un spectacle comique à base de sketches et d’imitations.
Ils doivent se réunir le soir même après souper. Je décide de venir voir de quoi il retourne et, le soir, je viens à la répétition. L’orchestre est composé de quatre musiciens, deux guitaristes, un batteur et un organiste. Il y a aussi deux gars qui interprètent des sketches : des Frères Ennemis, de Jean Yann, Bedos et quelques autres. Pour ma part, je suis un peu imitateur.
J’ai à mon répertoire le métro parisien, la mobylette, la 4 CV, la tronçonneuse, Bourvil, Fernandel, Yves Montand, Mouloudji, Adamo, Hugues Aufray et quelques autres.
Après une rapide audition, ils décident de m’intégrer à leur troupe. Philippi assure la partie financière et la logistique, nous avons un ou deux électriciens qui s’occupent de la technique et un public fidèle et acquis à notre cause, qui nous suit de Foyer en Foyer, quelle que soit la qualité de la prestation. Mais, elle est généralement de bonne qualité.
Au Vème Dépôt, il y a l’Ecole des Assistants de Foyer, dirigée par Madame Verne. Nous la rencontrons pour préparer le spectacle de fin de cours de la promotion qui termine sa formation à la fin du mois.
Pour mes amis, qui en sont à leur troisième ou quatrième prestation, leur spectacle est déjà bien rodé. Quant à moi, pour mes débuts, j’ai préparé un pot pourri d’histoires paysannes normandes et une ou deux imitations. La vedette revenant aux élèves ASFOY, dont je ne me souviens pas exactement de la teneur de la partie du spectacle qui leur était consacrée.
Ce qui est sûr, c’est que le succès que nous avons remporté, dans l’ensemble, est surtout du à l’orchestre et aux sketches des Frères Ennemis et de Jean Yann.
Ce que j’ignorais, c’est que ce premier spectacle dans la Marine, cette nouvelle montée sur les planches, (j’ai commencé à 4 ans, à la maternelle, j’y tenais le premier rôle), allait être déterminant pour le reste de ma carrière.
Madame Verne, que nous appelions affectueusement : « Mémée », à son insu, s’intéressait de prés à la qualité de la prestation de chacun, et, durant les pots qui suivaient chacun des spectacles, elle n’avait de cesse que de tenter de nous enrôler dans la spécialité d’Assistant de foyer.
Notre spectacle était au point, Philippi, surnommé « la p’tite boule » a décidé de nous faire tourner dans tous les Foyers de l’arsenal de Toulon et des bases alentours.
Pendant plus de deux ans, nous avons écumé les salles des Foyers de la III° région maritime, avec un certain succès. Et je me sentais de plus en plus proche de ces matelots ou seconds qui avaient pour boulot de s’occuper des loisirs des équipages. Je commençais à glisser lentement et de façon incontrôlée vers ce qui allait devenir ma carrière dans la Marine pour les années suivantes.
L’Ecole ASFOY avait été déplacée au CIN St-Mandrier, j’y suis parti faire mon cours de « chouf », en 1972 et j’ai retrouvé de suite mes habitudes de la base sous-marine et du Vème Dépôt.
Le temps passé au CIN m’a paru durer une éternité, les missiles, roquettes, torpilles étaient loin d’être ma tasse de thé. Je me foutais, de plus en plus royalement, de la spécialité de missilier ASM.
Passionné de sport, je jouais au rugby et continuais le hockey surglace à la patinoire de La Garde. Je faisais même parti maintenant de l’équipe première. Le mardi soir, le Foyer organisait une sortie patinoire, ce qui nous permettait de faire un « breack », au milieu de notre semaine de cours.
C’est à l’occasion de l’une de ces sorties que je retrouvais celle qui allait devenir ma femme.
Je suis sorti bon dernier de mon cours, avec la mention : « se désintéresse totalement de la spécialité de missilier, devrait être orienté vers un poste de clown, dans un cirque ».
Début 1973, je suis affecté sur un escorteur rapide, Le Béarnais. Je me suis marié avec Martine durant le cours, car, je devais partir faire un stage Tartar aux Etats-Unis, mais cela n’a pas abouti.
Je passe sur les péripéties survenues à chacune de nos escales pour en arriver à Madagascar. Ile merveilleuse, sauvage, dévastée à notre arrivée, en 1973, par un cyclone.
En tant que vaguemestre, je sortais tous les jours ouvrables pour aller à la poste navale de l’unité marine de Diégo Suarez, et je ne manquais pas de faire un détour par le Foyer, dont le directeur, Jean René Gonidec ne tarda pas à devenir un ami.
Quelquefois, pour ne pas dire à chaque fois, je m’arrêtais au Foyer Surcouf. Il dominait la rade de Diégo, et son directeur, l’assistant de foyer Thomas, était aussi poilu qu’un œuf. Qu’à cela ne tienne, il ajoutait à l’exotisme du lieu et les « ramas » qui bossaient au Foyer étaient charmantes. Toujours souriantes, comme leur directeur, il ne m’en souvient pas de l’avoir vu un jour faire la gueule. Ses « Ray-Ban » constamment sur le nez, il me faisait penser à ces pilotes de chasse américains de la seconde guerre mondiale. Il avait un « ninas » au coin des lèvres, sa tenue blanche mettait en valeur son bronzage parfait, les reflets du soleil, sur son crane chauve, me rappelaient Yul Brunner.
Le séjour à Madagascar fut des plus agréables, Martine m’y avait rejoint avec quelques autres femmes mariées à des gars du bord. Nous mangions à « La Caravelle », où le potage était souvent agrémenté d’insectes, projetés dans nos assiettes par de grands ventilateurs qui brassaient l’air chaud et humide, jour et nuit.
Après les matches de rugby, contre la Légion, ils étaient les seuls à accepter de nous rencontrer, nous prenions un pot alternativement à l’UM ou à la popote de la Légion.
Jean-René et Thomas nous ont organisé, une fois, un voyage au lac sacré d’Anivoran. Cet épisode ne manque pas de sel, nous avons embarqué à une trentaine dans des camions Citroën bâchés et dans deux 2CV commerciales.
Les pistes étaient défoncées par le cyclone et impraticables au franchissement des rivières jalonnant le parcours.
Une fois arrivés au lac, Jean-René nous a raconté la légende. Il s’agirait, de l’histoire d’un vieil homme, allant de village en village. Arrivé à Anivoran, il a demandé à boire aux habitants qui le lui ont refusé, à l’exception d’un seul. En guise de représailles contre ces mauvais hôtes, il a fait pleuvoir durant des jours et des nuits, engloutissant le village et ses habitants qu’il transforma en crocodiles, tous, sauf celui qui lui avait donné à boire, afin qu’il puisse raconter aux nouveaux habitants ce qui s’était passé.
Et, c’est pourquoi, quand des voyageurs passent dans le, village, ses habitants les accueillent en tuant un zébu et en leur offrant l’hospitalité.
Nous avons donc assisté au sacrifice et à la distribution des bas morceaux aux crocodiles qui hantent les eaux sombres du lac sacré, puis, nous avons dégusté, tous ensemble, les bons morceaux et le cochon grillé. Le tout arrosé de bière et de vin du bord avant que de « savourer » la « betsa-betsa » (ndlr : alcool local).
Le retour vers Diégo ne fut pas plus agréable que l’aller. Il s’en fallut de peu, que nous ne restions bloqués au beau milieu d’une rivière en crue. Resté au volant de la 2 CV, Jean-René nous encourageait de la voix, tandis que nous poussions la voiture, afin de la sortir de sa mauvaise posture. Dès que les roues avant ont accroché le dur, la voiture a fait un bon et je me suis retrouvé à plat ventre dans la boue, sous les éclats de rire des occupants des camions, tranquillement assis pour assister au spectacle, se gardant bien de venir nous aider.
De Toulon à Madagascar, nous avions comme commandant le C.C. Turcat, frère du pilote de Concorde, mais son temps de commandement finissait durant notre voyage.
Son remplaçant était le C.C. Remy, la prise de commandement se fit à Diégo et le repas dansant était organisé par le foyer Surcouf et son directeur : Thomas.
Le buffet froid fut un succès, l’orchestre alternait les musiques locales et les chansons à la mode en métropole. Au cours d’un « sega » endiablé, Martine se retrouva à danser entre les deux pachas. Nous avons passé une excellente soirée, même si elle présageait le retour.
Par trois fois, nous avons chanté : adieu Diego ; les deux premières, nous fîmes demi tour dans les passes. Les bateaux dont le nom commence par un « B » ont tous eu du mal à quitter Madagascar : le Balny, le Brestois, le Béarnais et j’en ignore sûrement d’autres.
Quand ce fut la bonne, nous avons tous eu un pincement au cœur, en voyant : les amis, les familles, les ramas agiter leurs mouchoirs sur la terrasse du Foyer Surcouf.
« Adieu Diégo, nous n’irons plus,
A Tanambo, le soir venu,
Pour y chiquer une anisette,
Avec cent sous de cacahuètes, … »
Un jour, le pacha en second me convoqua dans son bureau. Sur son bureau, il y avait la liasse de messages que nous recevions chaque jour à bord.
- Vieuville, je viens de voir passer un message qui devrait vous concerner.
Il me tend un papier vert où il est écrit que :
" L’Ecole des Assistants de Foyer recrute du personnel de toutes les spécialités, pour suivre un cours débutant début 74."
" Que dois-je répondre" me demande le CC Cerisier, en prenant un bloc messages ?
- Commandant, vous pouvez répondre que je suis partant pour faire ce cours d’Asfoy.
- Vous débarquerez à notre arrivée, car votre candidature est d’ores et déjà retenue par la directrice de l’école, Mme Verne.
- Vous serez affecté temporairement à la B.S.M. Toulon, où vous assurerez la formation des sous-mariniers Pakistanais, aux torpilles et tubes.
- Vous êtes bien interprète d’anglais, n’est-ce pas ?
- Bonne chance et continuez d’animer « radio Béarnais » et d’assister l’officier de relations publiques durant les escales du retour.
Il me serre la main et je sors en effectuant le salut et le demi-tour réglementaires.
A suivre...

Chapitre 2 : L'ECOLE DES ASSISTANTS DE FOYER
Nous sommes début 1974, je rejoins avec sept autres élèves le C.I.N., je connais déjà les lieux pour y avoir séjourné plusieurs mois en 1972, pendant mon cours de Formation d’officier marinier missilier. Le centre est toujours aussi impersonnel, les bâtiments sont en éternelle finition.
L’Ecole des Assistants de Foyer est située au niveau le plus bas du Foyer. Dans le hall d’entrée, des cages à oiseaux et de grands aquariums occupent deux murs, en face des cages, un autre aquarium, destiné celui-là aux animateurs de loisirs et à la distribution des boules, clés de clubs et autres jeux de société.
Je redécouvre un Foyer qui commence à trouver sa personnalité. Nous sommes accueillis par l’adjudant de compagnie ; Bernard Linder, l’Asfoy Poisson (instructeur photo), et deux autres membres de l’école.
La matinée est réservée aux diverses présentations : locaux, salle de cinéma, clubs de dessin, poterie, maquettisme...
Nous sommes dirigés vers la salle où nous ferons nos cours.
Vers dix heures, Madame Verne fait son entrée, un large sourire aux lèvres, elle avance d’un pas décidé et sûr. Nous nous présentons, tour à tour, sans souci de l’étiquette, ni des conventions.
Le premier à s’y atteler est Jean-Luc Richard, il fait un rapide compte rendu de son expérience dans la Marine et de ce qu’il attend de sa future spécialité d’Asfoy.
Dans le désordre, il y a : Alain Pascal, Renault, Pascal Soubeyran, Graignic, Frezel, Garrofe, Jean-Luc Richard et moi, Pierre Vieuville.
Je suis le plus ancien dans la Marine et j’ai le grade de second maître, mais je ne suis pas le plus âgé.
Après un petit apéro, nous allons déjeuner au mess O.M. L’après midi est consacré à la présentation de nos divers instructeurs et professeurs. Nous complétons nos dossiers et nous avons une discussion personnelle avec les instructeurs, nous apprenons enfin ce que va nous réserver notre temps de formation. Il y a des maths, du français, du calcul mental, de la comptabilité, de la formation aux divers arts plastiques, à la photo, au théâtre, à l’organisation de soirées, de concours de toutes sortes, projectionniste, enfin de tout ce qu’il nous faudra connaître et maîtriser dans notre future spécialité.
Le soir, nous sommes de service dans l’un des clubs ou dans les diverses salles du Foyer ou nous avons quartier libre à partir du dégagé.
Tous les matins, nous avons des cours de formation générale, l’après midi étant consacré aux autres types d’activités liées à l’animation et aux arts plastiques.
En parallèle à notre B.A.T., il y a un cours de B.E.; ce sont des appelés du contingent qui suivent une formation d’Adjoint au directeur de foyer dans les unités à terre, il n’y a pas encore de poste Asfoy embarqué.
Que dire des cours, magistraux, ciblés, il y a peu de part à l’improvisation. Cela aurait du me faire réagir et attirer mon attention sur le fait que le boulot d’Asfoy, est avant tout celui d’un comptable, d’un administrateur et seulement après d’animateur.
Qu’à cela ne tienne, l’ambiance est sympa, les instructeurs fermes mais tolérants. Les après-midi nous amènent un peu de détente, Jeanne « Véronique » Vaschetto, une superbe femme blonde assure les cours d’arts plastiques. Nous apprécions ses cours, nous y participons avec plus ou moins de réussite, mais, de bon cœur.
Bernard Poisson nous fait découvrir la photo et ses ficelles. Prises de vues, développement des pellicules dans la chambre noire, où il règne un certain nombre de mystères, tirage des clichés en noir et blanc.
Pour le théâtre, c’est un appelé qui assure la formation de base, il a de bonnes connaissances et beaucoup de pratique, on sent bien qu’il maîtrise son sujet.
Pendant une semaine, Madame Verne fait venir une de ses vieilles connaissances : Georges-Robert Deshougues qui est professeur d’art dramatique au CREPS de Boulouris. Nous découvrons diverses méthodes de concentration, respiration, mémorisation, bases du métier d’acteur. Les conseils avisés et précis de G-Robert nous font découvrir les ressources insoupçonnées que nous avons en nous.
Les jours, semaines et mois passent très vite, les « œuvres » que nous avons réalisées en art plastique vont être exposées, notées, jugées. Une anecdote à ce sujet, nous avons fait des poteries, des sculptures et il faut maintenant les cuire. Mise au four des diverses réalisations, cuisson et ouverture du four. Là, la surprise est de taille, toutes les poteries et sculptures ont explosé, toutes sauf : un moine tibétain et une vierge devenue noire par l’excès de température.
Nous avons fait un stage super 8 avec un technicien de Kodak. Une fois encore, je ne suis pas à la caméra, mais j’interprète un jeune marié avec la femme de Graignic , il se déroule, en partie : à la Sainte Baume et au club nautique de St-Mandrier. Le scénario ne vole pas haut, mais le but étant d’apprendre à manier la caméra et les appareils photo, l’ensemble de notre œuvre est assez réussi, même, si elle ne restera pas dans les annales cinématographiques des Armées.
Nous avons aussi appris à barrer un dériveur, les règles de sécurité et de navigation, juste ce qu’il faut pour tenir un club nautique.
Chaque mois, à la fin du cours de B.E., une soirée cabaret est organisée. Les B.E. assurent la grande partie du spectacle, quant à nous et divers intervenants extérieurs, nous complétons le programme de façon à tenir deux heures.
Je dois dire qu’il y a eu de grands moments : partie de cartes de Pagnol, sketches et imitations à la mode, l’orchestre du C.I.N. se produit et assure les enchaînements.
Nous sommes en juillet 1974, Madame Verne m’appelle dans son bureau.
- Pierrot, tu es le plus ancien dans la Marine, tu vas sortir deuxième du cours et il me faut un volontaire pour partir en Corse, prendre le poste de directeur du Foyer La Magicienne de la B.A.N. Aspretto. Nous avons pensé à toi, nous en avons discuté longuement avec les instructeurs et nous ne voyons que toi. Martine, ta femme est enceinte de cinq mois et nous comprendrions tes réticences. Vous en parlez et tu me donnes ta réponse demain.
Le lendemain matin, je donne une réponse positive à « Mémée ».
- Merci, je savais que tu accepterais.
- Tu ne vas pas finir le cours, tu prends l’avion à Hyères, lundi matin, Monsieur Hibschele t’attendra à Campo Del Oro. En juillet, tu le remplaceras pendant ses permissions. Tu reviendras pour recevoir ton insigne et tu prendras sa suite courant août.
- Tu as trois jours avant de partir, profites-en bien, m.... et bonne chance.
Ce qui fut dit fut fait et c’est avec une affectation en poche que je revins au CIN pour quelques jours.
Toutes les bonnes choses ayant une fin, après une dernière séance de calcul mental, un dernier devoir de français, et des contrôles de connaissances de ce que nous avions appris pendant notre cours, l’heure du bilan a sonné.
La cérémonie des insignes représente un moment important, je quitte le corps des équipages de la flotte pour devenir agent militaire. Plus question de porter des galons, mais un insigne doré sur la poitrine et des épaulettes arborant l’insigne or des Foyers.
A suivre...

Chapitre 3 : LA CORSE ET LA B.A.N. ASPRETTO
C’est donc fin août 1974, que ma prise de fonction a lieu. Après un rapide vol Hyères-Campo Del Oro, une heure environ sur un Nord 262 de la 55 S, la haute silhouette massive d’Hibschele se détache sur le goudron gris du tarmac.
La chaleur est étouffante, à certains endroits, le bitume est même fondu, la piste laisse voir des taches d’eau, un mirage bien sûr.
Les deux canadairs de la Sécurité civile sont prêts à partir, leur allure de gros oiseau de mer, souligné par leurs couleurs jaune et rouge, les font se détacher sur la route qui passe en bout de piste.
Rapide passage par le bureau escale et direction la base vie, distante de quelques kilomètres. Nous passons devant le légionnaire de garde au C.I.N.C. (Centre d’Instruction des Nageurs de Combat), puis nous entrons dans la base en passant devant le roulage, les pompiers et la salle de cinéma, attenante au Foyer.
Georges stoppe devant le perron, je prends ma valise, à la volée, nous gravissons les quelques marches et après avoir franchi la terrasse, nous entrons dans le Foyer La Magicienne.
A gauche, se trouve le bureau du directeur. Zerbib, l’Asfoy appelé son adjoint, est à la machine à calculer, attelé à faire les comptes du week-end. Rapide échange de poignée de main, Georges pose ses Ray Ban sur son bureau, moi ma valise dans un coin et nous allons vers le bar, pour y prendre un café et quelques croissants.
La fenêtre au bout du comptoir est ouverte et pendant qu’un barman finit son inventaire, l’autre vend petits pains au lait, croissants et pains au chocolat. Je suis heureux de voir que mon initiative de lancer cette vente de viennoiseries le matin, Georges l’a conservée pendant mon absence.
Cela marche bien, ton truc de petits pains le matin, le boulanger de Mezzavia a du nous livrer deux fois de plus ce matin.
Le petit déjeuner avalé, nous revenons au bureau, le barman a fini son inventaire et il remet la recette à Zerbib.
Petite recette, Monsieur Hibschele, mais avec la fin de la deuxième bordée de permission, ça devrait repartir.
Pierre, Monsieur Santoni, le président du club de rugby a appelé deux fois, il t’attend ce soir, à 19 heures au siège.
Il t’appelle par ton prénom et te tutoie, lance Georges !
Les recettes encaissées, nous attaquons la passation de suite. Aujourd’hui, ce matin, nous faisons le matériel et le casernement, cet après-midi, direction le chalet de Vizzavone, de suite après que tu ais déjeuné au mess OMS. N’oublie pas ton rendez-vous avec ton président, ce soir. Tu joues au rugby, toi ?
En Corse, on ne compte pas en kilomètres, mais, en heures de route. 13 h 30, direction le chalet. 15 h 30, arrivée, une heure de comptage de lits, couvertures, gamelles et bidons et nous revenons à la base. Change toi, je t’emmène en ville, ce n’est pas sur ma route mais je vais faire un détour.
Je réponds à Georges de ne pas s’inquiéter, j’ai un chauffeur qui vient me chercher à 18 h 45. Eh, monsieur a une voiture avec chauffeur à sa botte, il doit t’avoir à la bonne, le président. A demain, 7 heures, pour l’inventaire de la coop.
Le second-maître mécaé Maillot m’attend devant le poste OM, je grimpe dans sa voiture et nous allons au siège de l’Ajax XIII. Pierrot Santoni est au comptoir avec quelques joueurs et dirigeants, un large sourire éclaire son visage en m’apercevant. Eh ! les gars, voilà le hockeyeur, tu as amené du renfort, c’est bien ! Non, c’est un collègue de la BAN, il m’a véhiculé jusqu’ici, car j’étais à la bourre.
Vous me direz que le fait de jouer au rugby dans un club civil n’a rien à voir avec les Foyers. A première vue, c’est vrai, mais, vous comprendrez plus tard que cela à son importance dans une ville comme Ajaccio et la fière mentalité Corse. Les indépendantistes commencent à faire des vagues et le fait de m’intégrer à la vie sportive locale va m’aider dans ma fonction de directeur.
Après une rapide réunion avec présentation des nouveaux joueurs aux anciens, Pierrot Santoni nous annonce les objectifs de la saison : monter en Fédérale 1.
Repas, arrosé comme il se doit de vins corses. L’un des joueurs est viticulteur, un autre fait de la charcuterie et des olives. L’ambiance est festive, on refait le dernier match qui nous a fait rater la montée. J’en profite pour faire plus ample connaissance avec les membres du club et les joueurs. On parle rugby, hockey sur glace, sport en général en évitant d’aborder le sujet indépendantiste. Je leur parle de mon boulot, ils me parlent du leur.
M’adressant au président, je risque une question :
- Pourquoi n’y a-t-il pas de militaires dans votre club, il y a de bons joueurs à la base et ils sont en condition physique ?
- Ca ne c’est jamais fait, à ma connaissance, tu es le premier. La légion a une équipe à Corte et elle évolue dans notre poule, à Bastia, je sais qu’ils ont quelques légionnaires, mais sans plus.
Demain 19 heures, entraînement au stade de Mezzavia, soyez à l’heure, un tour de terrain supplémentaire par tranche de cinq minutes de retard. Ainsi parle notre joueur entraîneur.
Je reviens à la base avec Gerolami, troisième ligne de l’équipe et qui habite non loin de la base.
7 heures, Georges est déjà dans son bureau, Zerbib a ouvert sa boutique et commencé le comptage des petits articles. A 11 heures, l’inventaire est terminé, à midi, le bilan de la bimbeloterie est fait, il y a une légère différence, Zerbib recompte les articles qui pourraient correspondre à la différence. L’erreur trouvée, nous mangeons un en-cas et à la fermeture du bar, inventaire et chiffrage.
Là, surprise de taille, dans les caisses de bouteilles censées être pleines, il y en a des vides. Explication de texte et remontage de bretelles, tout le monde en prend pour son grade, moi y compris.
Devant le manque d’explication des barmen, solidaires qui ne se rejettent pas la faute l’un sur l’autre, Georges leur annonce que ce mois ci, ils vont s’asseoir sur leur gratification.
Le lendemain midi, le bilan mensuel est terminé, au centime prés. Balance parfaite, il ne reste plus qu’à le signer et le contre signer, avant de le transmettre à la direction du FEF de Toulon. Georges téléphone à Monsieur Gautier pour lui annoncer la nouvelle et avoir l’autorisation de continuer la passation de suite.
Le lendemain, je termine mes mouvements d’embarquement et nous rencontrons le « croc » (ndlr : le commissaire) et les diverses autorités de la base.
Le vendredi matin, à 7 heures, je suis au Foyer pour le poste de lavage, j’en profite pour cuisiner les barmen au sujet des bouteilles, résultat nul, ils restent solidaires dans le mutisme.
Qu’a cela ne tienne, aujourd’hui, l’ambiance est à la fête. Après les dernières signatures à la poste, j’aurai pris la suite de Georges Hibschele.
Nous faisons un pot commun, Georges pour son départ et moi pour mon arrivée.
L’état-major de la base et de la 55 S sont présents, les nageurs du CINC, les gars de la Sécurité civile, quelques fournisseurs et deux dirigeants de l’Ajax XIII.
Le midi, la fête continue au mess OM, j’ai fait mettre le vin sur table et en ce début de week-end, peu se soucient de l’après-midi, le départ des permissionnaires étant avancé à 14h30.
Zerbib part en permission pour trois semaines, je me retrouve donc seul pour tenir la maison. J’organise mes journées de façon à ne pénaliser personne. La bimbeloterie est ouverte entre 13h30 et 14h00, et le soir, à la demande. Martine est toujours sur le continent, j’ai trouvé un appartement cité Livrelli, le déménagement se fera début septembre.
A force de questions et de recoupements, je finis par apprendre que les barmen se font racketter. Dans la salle du bar, il y a une demi-douzaine de tabourets en fer. Un soir, je les enlève, ça renâcle un peu, mais comme nous sommes en été ce n’est pas grave. Avant la fermeture, je me glisse dans la réserve et j’attends. Le barman commence à fermer, il ramasse quelques bouteilles çà et là, et nettoie son comptoir. C’est alors que surgit un matelot, il se campe devant le barman et lui dit de faire comme d’habitude. Je vois le barman prendre quelques billets dans la caisse et s’approcher du matelot, c’est alors que je pointe mon nez, un tabouret à la main.
- Tu laisses la monnaie sur le comptoir et on va discuter tous les deux.
Le matelot a un geste de recul, il est sur la défensive, il cherche désespérément un tabouret pour se défendre. Je pose le mien et je m’approche de lui.
- Bon, ça fait un bout de temps que vous rackettez mes barmen, toi et deux autres de tes copains, voilà comment on va faire : demain à onze heures, tu me ramènes tes deux collègues et la totalité du fric que vous avez piqué ou alors, « Bidel » (ndlr : capitaine d’armes). Si, vous ramenez l’argent sans faire d’histoire, je n’en parle pas au Bidel et comme punition vous me nettoierez le foyer tous les jours pendant un mois.
- Si vous envisagez des représailles contre mes barmen, je serai là et pas seul, sur la base comme en ville.
Onze heures, le lendemain, le matelot et un de ses complices étaient là, un sachet à la main.
- Je vois que vous acceptez mon marché, je ne tiens pas à jouer les « Sacos » (ndlr : fusilier marin) dans mon Foyer, mais je n’ai pas l’intention de me laisser emmerder par des branleurs de votre genre.
Il faut dire qu’à ce moment là, je pèse le quintal et que je pratique le sport de façon intensive.
Je n’aurai plus aucun problème de ce genre durant mon affectation à Aspretto.
Les permissions passées, la vie reprend ses droits sur la base. A l’appel du matin, j’aperçois, de mon bureau la cérémonie des couleurs, les grandes lignes de la feuille de service sont lues par le maître de garde et ensuite, c’est la mise au travail.
Sous le prétexte de la vente des viennoiseries, les barmen ne vont plus à l’appel, seul un membre du Foyer va rendre l’appel.
Cette semaine, j’organise un concours de belote ouvert à tous, une première, généralement le Foyer organisait ses concours et les OM les leurs. C’est un succès, plus de 40 équipes inscrites et victoire du vaguemestre et du commis.
Et ainsi, chaque semaine, j’organise un tournoi, un concours, une animation.
De par mes contacts avec la société civile ajaccienne, grâce au rugby, je peux organiser des soirées avec des intervenants extérieurs à la base : musiciens, conteurs corses, chanteurs...
J’ai réussi à ramener deux ou trois joueurs de rugby au club, nous sommes bien intégrés et la sauce commence à prendre. Les victoires succèdent aux défaites, mais à l’avantage du nombre de victoires, ce qui nous amène dans le quatuor de tête du championnat.
Martine est arrivée, nous sommes maintenant installés dans la cité Livrelli occupée par des civils et des militaires de la BAN.
La dernière semaine d’octobre, une frégate anglaise fait escale à Ajaccio. Au cours des réceptions en leur honneur, deux matches de rugby sont organisés. Un à quinze l’autre à treize. Ils gagnent la première partie et nous la seconde, le bateau est au port et le 30 octobre, il y a cocktail à bord. Ma femme est invitée ainsi que des femmes d’autres joueurs, elle est enceinte de neuf mois et le toubib du bord, lui dit dans un français approximatif : « vous allez nous faire un petit anglaise» !
Le lendemain, dans la soirée j’emmène Martine à la clinique Guglielmi, où elle accouche de notre premier enfant. C’est un garçon, Hervé. Je reste quelque temps avec Martine et Hervé, puis, la nuit avançant je me décide à rentrer à la maison.
Je reviens dans une petite heure, ma chérie.
Il reste un bar d’ouvert sur le port, c’est le siège du club, je fais un détour et tombe sur une demi-douzaine de joueurs anglais et français qui chantent et boivent. J’annonce la nouvelle, je reçois les félicitations d’usage et un anglais me dit : "come on boy, we have to go to the ship !" Nous prenons la direction du bateau, nous n’avons pas encore franchi la coupée que la moitié du bord est réveillée. Les coupes succèdent aux verres de whisky et ce n’est que vers neuf heures du matin que je reviens à la clinique, penaud mais si fier de ma femme et de mon fils.
A suivre...

Chapitre 4 : LE TOUR DE CORSE
Il est un événement important dans la vie de l’île, le tour de Corse. Avec cinq membres du club photo du Foyer, nous avons décidé de faire un reportage sur la course.
Ayant obtenu les accords nécessaires des autorités de la base, pour que nous soyons couverts de façon officielle durant notre aventure, je me suis attelé aux autorisations de l’Automobile Club Corse. Grâce à l’appui de Pierrot Santoni et du fait que je jouais à l’AJAX XIII, cette démarche fut une formalité aisée.
Six badges presse, trois jeux d’autocollants officiel et presse pour les voitures, trois caméras super 8 et six appareils photo, nous sommes prêts.
Le départ a lieu à Bastia, deux voitures couvrent le départ, la 3e se rend sur la première spéciale. Nous avons repéré les bons endroits durant les deux week-ends précédents et nous sommes parés pour couvrir toutes les spéciales.
Et ainsi, trois jours et deux nuits durant nous suivons, précédons, anticipons sur le déroulement des épreuves pour les couvrir, aussi bien en super 8 qu’en diapo et photo.
Andretti et sa "Stratos", les "Berlinettes" Renault Gordini, enfin toutes les marques en compétition pour le championnat des rallyes sont là.
Dès notre retour à la base, le lundi matin, j’envoie tous les films à mon collègue de chez Kodak qui nous a fait le stage durant le BAT. Je sais que les films seront suivis et bien exploités, ne reste plus qu’à attendre le retour des pellicules et les commentaires.
Nous avons prévu une expo photo au Foyer, mess OM, cafetaria et une projection diapos et films dans la salle de cinéma. Nous espérons tous les six que le résultat sera à la hauteur de notre engagement, si ce n’est pas le cas, nous aurons quand même vécu une sacrée aventure.
Quinze jours plus tard, je reçois un colis de chez Kodak. Les pellicules noir et blanc que nous avons développées et tirées, au labo de la 55 S, sont bonnes mais…
J’appelle mes compagnons d’aventure et rendez-vous est fixé : ce soir à 5 heures, pour que nous découvrions ensemble le résultat.
Je joue le jeu et je n’ouvre pas le colis, à 5 heures pétantes, ils sont tous là.
Nous commençons par les diapos, les résultats sont bons voire même excellents pour certains clichés. Les photos couleurs vont devoir faire l’objet d’une sévère sélection, car elles sont très bonnes, elles aussi. Arrivent, les films super 8, ils ne sont pas montés et nous enchaînons le visionnage. Il faut se rendre à l’évidence, il ne va pas être facile de choisir et sélectionner les images que nous allons montrer.
Après avoir montré les clichés au Commandant de la 55 S, et obtenu son autorisation d’utiliser le labo de l’escadrille pour peaufiner nos travaux, nous sommes fin prêts cinq semaines plus tard pour lancer notre exposition.
Un week-end durant, nous collons, affichons, installons les cimaises, dans tous les points stratégiques de la base et le lundi matin, nous pouvons apprécier le résultat de notre travail, au vu de la réaction des gens de la base.
Nous pouvons passer à la phase diapo et super 8, durant un mois, les soirs où il n’y a pas séance de cinéma, nous projetons les films et les diapos.
Cela fera l’objet d’un article dans Corse Matin.
A suivre...

Chapitre 5 : LE SPORT DANS ET HORS DE LA BASE
Nous avons un club nautique composé de quelques dériveurs et d’un quillard, type "Muscadet", le "Petrel". Notre moniteur de voile est un excellent barreur, il participe aux différentes régates du coin et a de bons résultats.
Sur son insistance, nous organisons une sélection d’équipiers en vue, non plus de participer, mais de gagner les courses. La saison des régates s'étalant sur plusieurs mois, nous avons le temps de nous préparer et nous inscrivons notre bateau à toutes les régates de la saison.
La première est le triangle du golfe d’Ajaccio, première participation, première victoire. Les courses se suivent et nos résultats sont excellents, cinq courses, quatre victoires et une place de second. Il ne reste plus que le triangle des trois golfes qui s’étale sur deux jours.
Nous finissons avec deux heures d’avance sur le second, la saison es terminée et nous terminons premier : de notre classe et toutes classes confondues.
Nos résultats sont si bons que le Yacht Club d’Ajaccio nous met hors compétition pour la prochaine saison, ou alors, avec handicap.
Quant au rugby, il y a de plus en plus de joueurs de la base au sein de l’AJAX XIII, au point que nous avons de quoi constituer deux équipes avec des remplaçants.
L’équipe fanion est en phase de réussir son challenge, accéder à la fédérale 1. Il faut penser à la saison prochaine. Le président décide de réunir : joueurs et dirigeants en vue de fourbir ses armes et inventorier ses effectifs.
Nous avons de quoi jouer les deux championnats, si nous passons, à condition de constituer une équipe BAN, vivier de l’équipe première, avec des joueurs pouvant prétendre à jouer l’un ou l’autre des championnats.
Le dernier match gagné, contre Corte, nous sommes en fédérale 1.
Il faut maintenant que l’état-major de la BAN soit d’accord sur le principe. Nous organisons une réunion entre les dirigeants de l’AJAX XIII et le service des sports de la base au grand complet. Un mercredi à onze heures, les dirigeants arrivent à la base, la réunion se tient au Foyer. Pierrot Santoni fait l’éloge des joueurs de la base qui ont largement contribué au succès de cette saison, il cite quelques noms qui suscitent un moment d’étonnement des militaires, ils ignorent visiblement à quel point la BAN est intégrée à la vie sportive de la ville. Devant tant d’arguments, les autorités de la BAN donnent leur feu vert, à la condition, que cela n’entrave pas le bon fonctionnement des services. Les matches ayant lieu le dimanche, le problème est réglé avant de se poser, de plus, les rencontres se tiendront sur l’île. Plus tard, les bons résultats des joueurs de la base me permettront d’obtenir un bus pour certains déplacements, le chauffeur devant être volontaire.
Le PM Devaux, chef du service des sports, est un ancien canonnier, et ça a tout de suite collé entre nous.
C’est ainsi que le sport, encore une fois, permettait de rapprocher deux collectivités qui gardaient leurs distances jusqu’alors.
A suivre...

Chapitre 6 : LES EVENEMENTS
La tension monte sur l’île, les nationalistes multiplient les attentats, toutes les autorités représentant l’Etat sont visées. Des chevaux de frise sont dressés aux entrées de la base, la tenue civile est obligatoire pour les permissionnaires, bref, ce n’est pas la joie.
Nous avons déménagé de Livrelli, j’hérite d’un logement de fonction, une petite villa au sommet de la colline surplombant la BAN. De la haut, nous avons une vue imprenable sur le golfe de Porticcio d’un côté et celui d’Ajaccio de l’autre.
Nous avons même un potager, des amis corses du club sont venus le labourer, ils m’ont donné deux cents plants de tomates, des haricots, des patates et bien d’autres légumes.
Particularité, nous sommes au dessus de la soute à munitions et face au poste de garde.
Une nuit, alors que nous sommes dans notre chambre, un bruit sourd et lointain nous réveille. Avec Martine, nous pensons à un attentat du côté des cabanons sur la plage de Porticcio. Je sors voir si je peux distinguer quelque chose. Un incendie vers l’aéroport de Campo del oro, les gyrophares des camions de pompiers déchirent le ciel. Je reviens vers la maison pour appeler la base, il s’agit bien d’une explosion à l’aéroport, ils auraient fait sauter un Nord 262 « EVASAN ».
J’en saurai d’avantage dans quelques heures.
A 7 heures, lorsque j’arrive au Foyer, l’excitation est à son comble. Les gendarmes maritimes sont sur le pied de guerre, ils ne sont pas les seuls. Devaux me tire à l’écart et me dit : "Le CSG veut armer les sentinelles le jour et la nuit".
Le CSI me prend à part :
- Je sais que ce n’est pas dans tes attributions, mais, à problème exceptionnel, solution exceptionnelle.
Ta première spécialité, c’est bien armurier, tu vas prendre en charge avec Devaux : la distribution des armes et des munitions, vous aurez trois fusiliers avec vous.
Vous vous chargerez de contrôler le niveau de connaissance des gens à qui vous remettrez les armes.
Au cours de l’appel qui suit, le ton est austère. Le PM Devaux, officier de garde, dirige la cérémonie, le Pacha en second nous dit que le Commandant va s’adresser à nous.
L’attente est de courte durée, le Pacha arrive escorté : du Commandant de la 55 S, du Cdt du CINC et du Major Gendarme Maritime. Cette fois, les affaires sont sérieuses, nous passons à un degré d’alerte proche de nos actuels plans vigie pirate.
Avec Devaux , nous allons à l’armurerie. Il faut préparer les armes et les munitions qui vont être distribuées aux factionnaires et fusiliers marins qui seront armés en permanence.
J’éprouve un certain plaisir à retrouver les contact froid des armes. Sais-je encore démonter et remonter un MAC 50, une AA 52 , MAS 49/56 ou une MAT 46 ?
Je tente l’expérience sur un MAC 50, Devaux me regarde d’un œil amusé et me dit : "c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas".
Après avoir dégraissé et préparé les différentes armes pour la distribution, aidé de trois commandos de la base, Devaux me dit : "il faut voir si ils savent s’en servir, en attendant les renforts de la compagnie de protection de Toulon, tu vas me donner un coup de main".
Par palanquée de dix, nous vérifions la bonne connaissance de l’utilisation des armes et des consignes de sécurité des matelots, QM et OM à qui nous allons les confier.
Les niveaux sont différents, mais, dans l’ensemble c’est plutôt satisfaisant.
Le fait est que, tous les soirs, je passe à l’armurerie y prendre un MAC 50 et une MAT, puis je regagne la villa pour y passer la soirée et la nuit.
Au bout de trois jours, les premiers renforts venant du continent arrivent. Il s’agit d’élément de la Cie de Protection de Toulon. Ils sont répartis sur l’ensemble de la base et de l’escadrille. L’aéroport civil étant sous la protection des gendarmes mobiles. Tout ce beau monde vit sur la base, le Foyer prend des airs d’unité de campagne. On y croise : des marins, des gendarmes mobiles, des légionnaires appelés en renfort au CINC, la base a pris de l’ampleur. Les contrôles d’identité sont fréquents, les accès de plus en plus réglementés.
Nous faisons des projections de films tous les soirs, la coop est prise d’assaut, j’ai deux barmen en supplément et les salles de télé sont devenue trop petites.
Le poste de garde du dépôt de munitions est maintenant armé par de jeunes fusiliers marins, mais il n’y a pas de chef de poste, cette fonction m’est dévolue. Ce qui fait que toutes les nuits, je suis bon pour deux ou trois rondes et quelques réveils en sursaut.
- Chef, on a entendu du bruit, vous pouvez venir voir ?
Je prends mon pistolet et je sors faire un tour avec les jeunes. En effet, depuis quelques temps, on entend des bruits suspects à l’aplomb du grillage donnant sur le CINC.
Mon chien passe les nuits dehors et chaque fois qu’il entend un bruit inhabituel, il se précipite vers la source en aboyant, ce qui ne manque pas de donner la frousse aux jeunes.
Ce n’est qu’au bout de quelques nuits agitées que nous trouvons l’origine de ces bruits. Il y a un figuier qui est planté prés de la clôture, ses branches surplombent la petite falaise et quand une figue se détache, elle rebondit dans les buissons, réveillant mon chien qui y va de sa séance d’aboiements.
Une nuit, où Devaux est de service, il effectue une ronde des différents postes de garde avec sa chienne, une superbe bergère allemande, qui obéit au doigt et à l’œil aux ordres de son maître. Nous prenons deux jeunes avec nous et entamons une ronde de vérification de la clôture donnant sur la partie civile de la colline. Tout à coup, la chienne s’arrête, DEVAUX nous stoppe avec son bras en portant son index à la bouche. Ce signal est international, nous arrêtons notre progression. Devaux met sa main sur le grillage. Il vibre. Quelqu'un est en train de le couper avec des pinces. Nous nous déployons dans le maquis, sans bruit, tous les sens en éveil. Devaux lance sa chienne et nous nous précipitons vers le lieu d’où proviennent les bruits. De l’autre côté du grillage, les buissons s’agitent, visiblement nous avons dérangé des intrus. En effet, des ombres se faufilent entre les genêts et les arbousiers. Nous tirons une petite rafale en l’air de façon à leur faire comprendre, que, le cas échéant nous ferions usage de nos armes de façon moins dissuasive.
Le lendemain, à l’appel, nous recevons les félicitations du CSD, accompagnées d’un bémol pour usage de nos armes, sans avoir été attaqué. Qu’à cela ne tienne, nous avons fait sensation et nous aurons de quoi alimenter les discussions du jour.
Les jours se suivent sans autre anicroche, petit à petit, le climat se détend et la vie reprend ses droits.
A suivre...

Chapitre 7 : LES ENNUIS COMMENCENT
Zerbib arrive à la fin de son temps, nous faisons une dernière fois, ensemble, l’inventaire de la bimbeloterie. Ce vendredi est le dernier jour du mois, je termine mon bilan et prépare un versement CCP, il est assez conséquent, les affaires marchent plutôt bien avec tout ce monde sur la base.
Le vaguemestre, un « pays » débarque lui aussi ce week-end, il part au cours de BAT mécano. Je lui confie le mandat, il me fait un reçu provisoire et je rejoins mon bureau, nous sommes en début d’après-midi et je décide d’accompagner Zerbib pour l’aider dans ses préparatifs de départ.
Il y a deux vols de permissionnaires, chaque vendredi, Zerbib est sur le premier, après l’avoir déposé au bureau des passages, je reviens à la base vie.
Je dois sortir de bonne heure, car ce soir, j’ai entraînement de rugby. J’en oublie donc mon mandat.
Le bilan mensuel étant fait, je ne reviens pas sur la comptabilité du mois précédent et le temps passe.
Seulement, les relevés CCP ne correspondent pas à mon grand livre. Je vois donc le problème avec le nouveau vaguemestre. Nos recherches nous amènent à découvrir que le mandat n’a jamais été envoyé, j’ai donc un trou conséquent dans ma caisse. Plusieurs milliers de francs. Je signale le problème au FEF qui m’envoie Monsieur Gautier pour vérification.
Ne pouvant justifier, de façon irréfutable, ma bonne foi, je me retrouve à Toulon, avec toute ma comptabilité, pour tirer les choses au clair. Je comble le trou de mes deniers et comme punition, je suis affecté au CIN St-Mandrier , à la comptabilité, avec Silvestri et Ludovic Le Page.
Je fais contre mauvaise fortune bon cœur, je vais quand même pouvoir faire de l’animation en grand.
A suivre...

Chapitre 8 : UNE AGREABLE PUNITION
J’arrive en numéro 3, en 1975, dans une grande boutique, vous connaissez presque tous ce Foyer du CIN St-Mandrier, qui bizarrement n’a jamais eu de nom (ndlr : devenu Foyer Elisabeth Boissat après fusion avec le Foyer de l'ex GEM).
Les journées commencent par l’incontournable inventaire des bars et réserves. Puis vérification des recettes, enfin la routine. Le bureau de Mr Le Page jouxte le nôtre, la porte de communication est rarement fermée et nous pouvons entendre en direct ses réactions ; aux coups de téléphone, interminables (pour aller de Toulon à Hyères, Ludovic passe volontiers par Brignoles et St-Maximin). Quelquefois, un cinglant : Vieuville, qu’est ce que c’est que ce merdier ? Viens dans mon bureau, le ton redevient très vite cordial, le « merdier » étant généralement une pécadille.
Je me plais bien ici, le travail en équipe me convient parfaitement, j’en arriverais presque à apprécier la comptabilité.
Et puis, il y a le sport, je retrouve ma place dans l’équipe des guêpes, nos maillots sont jaune et noir. Je joue pilier droit, "Nounours" Demeurs s’occupe de ma préparation physique : musculation, assouplissement, entraînement aux lancers en touche… Je prends du muscle et du poids, 102 kilos, mais le 100 mètres en 12,4 secondes. Le PM Lagorio est adjudant, Labbe est instructeur avec Jean-Luc Richard, puis il y a deux ASFOY du contingent et un Aspi en charge de l’instruction générale.
Souvent, le midi, nous faisons un tennis avec Benoît Martin, Nounours, Bellanger et moi.
Le soir, après le dégagé, je passe toujours par le mess OM, j’y rencontre les gradés de service et je les informe du programme du soir au Foyer.
J’ai de nombreux contacts avec Bernard Porcon (Bernard Phane pour la scène).
Nous avons la même idée du « travail » d’ASFOY, un bon Assistant de foyer devrait être, avant tout, un animateur, il n’y a qu’à mettre des fourriers ou des comptables à la gestion.
Fort de cet état d’esprit, il est sur que je ne vais pas me faire que des amis. Le rôle d’animateur, bien qu’important, ne vient pas en première place pour la plupart du personnel civil ou militaire des Foyers, si la gestion est bonne, que les bénéfices sont suffisamment importants, on peut penser à dépenser de l’argent pour faire se produire des groupes civils, plus ou moins professionnels, et assurer ainsi les divertissements de l’équipage.
Pour ma part, je suis du genre créatif, il existe des talents dans la marine : musiciens, chanteurs, comiques, acteurs. Il faut les découvrir, les faire s’épanouir et constituer une troupe permettant de produire ces divers talents dans les unités à terre et embarquées.
Tout vient à point à qui sait attendre, dit le proverbe. La fin d’un cours de BAT, va provoquer un bouleversement dans ma carrière. Benoît Martin me remplace à la comptabilité et je descend d’un étage pour devenir instructeur au cours de BE. J’ai d’avantage les coudées franches, Mme Verne sait que je boue d’impatience de monter un spectacle.
Un ASFOY appelé est affecté à l’école, spécialité : l’art dramatique. Il ne m’en faut pas plus pour démarrer mon projet. Jeanne « Véronique » fait réaliser des affiches dans son club.
Il commence à y avoir des PFAM au CIN, et quelques unes fréquentent de façon assidue le Foyer. Une, deux, trois, six candidatures arrivent sur mon bureau, il commence à y avoir matière à constituer les bases de la troupe. Nous organisons des auditions. Des talents existent, ils sont là. L’orchestre du CIN est toujours opérationnel, il tient bien la route.
Nous avons les bases pour démarrer. Nous choisissons quelques pièces : En Attendant Godot, Des Souris et des Hommes, Du Vent dans les Branches de Sassafra, Les Boulingrins, La Peur des Coups…
Après des heures de répétition, nous sommes prêts. Nous décidons de tester une pièce lors d’une soirée cabaret, La Peur des Coups. Roseline Prieur tient le rôle féminin et moi celui du mari. Le fait que tout au long de la pièce, Roseline se déshabille pendant que nous avons une scène de ménage, ne laisse pas l’auditoire masculin indifférent. A chaque fois qu’elle ôte : sa veste, un chemisier, une crinoline, un jupon, des sifflets et des encouragements ponctuent son effeuillage. Elle finit en culotte et juste au corps sous les applaudissements de la salle.
Les décors sont réalisés au club arts déco, les costumes sont récupérés ou réalisés par le tailleur de l’arsenal et la technique est assurée par l’équipe permanente du foyer, équipe qui verra ses rangs grossir au fur et à mesure que nous assurerons nos prestations.
Notre entreprise est sur la bonne voie. Le reste du spectacle est assuré par Bernard Phane, l’orchestre du CIN, les élèves BE et des intervenants extérieurs en fonction du thème retenu pour la soirée.
Bientôt notre notoriété franchit les limites du CIN, nous sommes demandés dans d’autres Foyers de la III° région. C’est ainsi que nous écumons les trois foyers de la presqu’île, ceux de l’arsenal, les BAN de Cuers, Hyères, Saint-Raphaël, Nîmes-Garons.
Il ne reste plus que France Sud, Les Marins Pompiers de Marseille et Aapretto où ne sommes pas allés.
Pour les deux premiers, c’est une affaire de temps, quant à Aspretto, le problème est plus épineux. Pas question d’y aller en semaine. Ce ne peut se faire que sur un week-end.
Il faut transporter les décors, même si ils ne sont pas très encombrants, il faut au moins un petit camion. La traversée en bateau prendrait trop de temps, il ne reste que l’avion.
Tout le monde me dit de laisser tomber, que c’est irréalisable, utopique, pas sérieux.
Il suffit que l’on me dise que je ne peux pas faire pour que je mette tout en œuvre pour y arriver. Je prends contact avec le commandant de la 55 S, à Aspretto. Je sais que tous les vendredis deux Nord 262 font la navette entre la Corse et Hyères. Le commandant me dit qu’il va étudier l’affaire et me rappeler dans la semaine.
Quelques heures pus tard, il m’appelle pour me donner son accord de principe. Je lui demande d’adresser un message à l’école ASFOY , de façon à avoir une base de travail pour m’organiser.
Reste à obtenir du Directeur des cours et des divers capitaines de compagnie, l’autorisation de débaucher trois jours durant le personnel qui doit se déplacer.
Une fois toutes ces démarches effectuées, il reste à définir une date. Ce qui n’est pas le plus difficile.
J’obtiens du roulage ; un camion pour les décors et un bus pour le personnel, le vendredi après-midi à l’aller et le lundi matin au retour, pour le CIN et pour la BAN.
Et, c’est ainsi que nous sommes allés, contre toute attente, passer un week end en Corse en assurant deux prestations, l’une le vendredi soir pour le personnel de la base, l’autre le samedi pour le personnel civil, militaire et les familles.
Pas mal, pour un truc irréalisable et pour un petit second-maître ASFOY.
A suivre...

Chapitre 9 : LES SOIREES EXCEPTIONNELLES
Entre toutes les animations que nous avons pu organiser, il en est une que nous ne maîtrisons pas, il s’agit des rencontres interarmées de R.M.C.
Le but du jeu étant de faire se rencontrer : des bases, des unités, des régiments des trois armées.
La presqu’île de Saint-Mandrier est opposée en phase éliminatoire à la base aérienne de Saintes, le première manche a lieu au G.E.M., la marine est représentée par l’orchestre du C.I.N. et la chanson Diana, le bagad du G.E.M., le jazz de la flotte et quelques autres prestations qui ne m’ont pas suffisamment marquées pour que je m’en souvienne. Ce que je n’ai pas oublié, c’est l’invitée d’honneur : Jeane Manson. Elle interprète "Faisons l'amour avant de nous dire adieu", devant un millier de marins et aviateurs massés sur le stade du G.E.M.. Le succès qu’elle remporte ce soir là, frise l’émeute, les bâchis et les calots volent sur la scène, il y a sept ou huit rappels.
Après le spectacle, un pot est organisé dans le bâtiment commandement, Jeane y va du refrain de sa chanson fétiche. Je profite de cet attroupement pour faire chanter aux aviateurs et marins attroupés sur l’esplanade : "C’est nous les gars de la marine". Ce ne fut pas un triomphe, mais cela permit aux deux clans de se rapprocher, oubliant l’échec pour la marine et renforçant le succès pour l’aviation.
Nous allons voir ce que nous allons voir, la prochaine fois à Saintes.
Je ne sais plus à quelle occasion, j’ai rencontré Dominique Khim et Jean-François Mattei, de l’Albatros, mais ce dont je me souviens, c’est de la rencontre magique avec le groupe Wapassou. Leur style musical est précurseur, le groupe est composé d’une guitariste, d’un violon et d’un organiste. Ils sont alsaciens et sont les protégés de Jeff et Dominique. Frédéric Fizelson leur fabrique le matériel : laser, baffles de plus d’un mètre de haut avec une puissance phénoménale, une console de mixage à faire pâlir de jalousie n’importe quel studio d’enregistrement.
Les cheveux, très longs, de Freddy Brua, organiste et leader du groupe ; la souplesse surprenante du violoniste dont la longueur de cheveux est similaire à celle de Freddy ; la sveltesse et le regard angélique de la guitariste, font littéralement fondre les spectateurs.
A cette époque, ils ont trois œuvres à leur répertoire : Messe en ré mineur, Louis II de Baviere et Salambo. Pendant qu’ils jouent, des diapos sont projetées en toile de fond, visiblement, leur style musical plait aux marins, il leur plait tant que je décide de leur organiser une série de concerts dans quelques mois.
Nous ne faisons que les grandes unités, et je suis le premier, bien avant Johnny, à las faire passer sur les deux P.A. : Foch et Clémenceau.
Martine et moi, participerons à l’enregistrement de Salambo, au studio "Les pieds dans l'eau", à Juan-les-Pins. Notre nom figure sur la pochette du disque, dont le graphisme a été réalisé par Jeanne Vaschetto.
A ce moment là, les repas étaient constitués de pâtes et de nouilles, quelquefois agrémentés de sauce bolognaise.
Depuis ce jour là, j’ai entretenu des relations particulières avec l’Albatros et Frédéric Fizelson. C’est ainsi que Frédéric nous a fourni la sono pour la radio du C.I.N., les éclairages mobiles pour la troupe de théâtre et divers autres matériels techniques.
Nous avons ainsi produit et fait tourner : Les Sales Gosses, Les Chasquis, Le Jazz de Luis Fontana et Yvonne Apennini, Daniel Darden…
Cette organisation va durer jusqu’à fin 1977.
A suivre...

Chapitre 10 : MA SOIREE D'ADIEU
Au mois de décembre 1977, je reçois une nouvelle affectation, je change de région et de C.I.N., direction Cherbourg et Querqueville.
Mais avant de partir, je me dois de faire quelque chose d’exceptionnel. Je vais organiser la plus grande soirée jamais vue au Foyer du C.I.N. Saint-Mandrier.
Je contacte tous les groupes, tous les artistes, tous les talents qui sont déjà passés dans les Foyers de la IIIe région maritime.
Nous allons faire, en semaine, une soirée regroupant tous les gens à qui je tiens et avec qui j’ai pu travailler durant mon séjour au C.I.N., ce qui représente un sacré panel d’artistes en tous genres.
Tous les clubs du Foyer sont de la partie, beaux arts pour les décors et les affiches, photo pour les reportages et la sérigraphie.
La soirée aura lieu dans la salle de cinéma du Foyer, la tenue bourgeoise sera de rigueur, seuls les pompiers et le personnel de service sera en uniforme, les familles sont invitées. Obtenir du commandement que la tenue bourgeoise soit de rigueur, pour une soirée en semaine, ordinairement destinée au personnel présent sur la base, ne fut pas chose aisée.
Mais, je ne lâche pas facilement le morceau, quitte à mettre dans la balance ma crédibilité et ma carrière.
Donc, en ce mercredi du mois de décembre, les invités civils et militaires arrivent à l’aubette. Un ASFOY est présent pour l’accueil et l’aiguillage des invités vers les parkings mis en place au plus prés de la salle de cinéma.
Un vestiaire est dressé dans la salle de jeux, une ambiance musicale est diffusée par la radio du Foyer, du personnel en tenue assure le placement des invités au fur et à mesure de leur arrivée.
Les huit cents places de la salle sont occupées, un bon quart d’heure avant le début du spectacle. Nous allons jouer à guichet fermé.
La première partie du spectacle est réservée aux numéros amateurs du personnel militaire du C.I.N.
A un numéro se déroulant devant le rideau succède un numéro à rideau ouvert.
La soirée débute par un numéro de magie de Bernard Phane, suivi par la Peur des Coups, chanteurs et sketches alternent.
Entracte, j’assure la présentation de la soirée, Les Chasquis, Le Jazz de la Flotte, Daniel Darden, Les Sales Gosses, François Deguelt puis Les Wapassou composent la deuxième partie du spectacle.
Vers 23 heures, la soirée se termine par la présentation de tous les artistes ayant participé au spectacle. J’ai la gorge serrée, les applaudissements nourris accompagnent les artistes au fur et à mesure de leur entrée sur scène.
On m’offre un bouquet de fleurs et j’ai même droit à une « standing ovation ».
Les lumières s’allument, à voir les sourires qui illuminent les visages, les gens ont du passer une bonne soirée. Je serre des mains, reçoit des tapes dans le dos, certaines personnes m’embrassent, je savoure ce moment étant certain de ne pas en revivre d’aussi fort avant longtemps.
Le Commandant et son épouse ont assisté à a soirée, en civil, ainsi qu’une grande partie de son état-major. Je ne crois pas qu’il y ait déjà eu une telle soirée organisée dans une enceinte militaire, où matelots, quartier-maîtres, OM, OMS, et officiers en civil se soient retrouvés côte à côte pour assister à un spectacle, qui n’aura pas coûté un centime au Foyer, tous les artistes étant venus gracieusement pour me témoigner leur amitié.
Une page importante de ma vie d’ASFOY vient de se tourner, début janvier 1978, je serai à Querqueville.
A suivre...

Chapitre 11 : LE CIN QUERQUEVILLE
Le 4 janvier 1978, j’arrive en gare de Cherbourg, c’est la première fois que je suis affecté dans cette région.
Un appel en gare dit que Monsieur Vieuville est invité à se présenter au buffet de la gare. Je traîne ma valise à roulettes et entre au buffet, un maître attend à une table, il me semble le reconnaître.
Janssen, qu’est ce que tu fous là ? - Je viens te chercher, je suis affecté au foyer du C.I.N. Querqueville, en tant qu’adjudant.
Nous prenons un café ensemble, il attend un autre ASFOY appelé et il nous ramènera ensemble au C.I.N.
J’ai connu Janssen à la base sous-marine de Toulon, il était alors second. Le jeune ASOY attendu arrive, il a un air jovial, les yeux malicieux et un épi rebelle dénature ses cheveux blonds.
- Je vous présente Monsieur Vieuville, vous allez bosser avec lui au service animation.
Nous faisons un rapide détour par le Foyer Chantereyne et direction Querqueville.
La silhouette inquiétante d’un vieux remorqueur, qui sert maintenant de terrain d’entraînement voie d’eau et incendie aux « Sécuritards », se détache sur la plage. Nous franchissons la porte d’entrée, salué par une marinette, puis après avoir contourné deux bâtiments, la voiture stoppe devant le Foyer.
Un grand îlot compose le Foyer, je garde très peu de souvenirs des lieux, pour n’y êtres resté que quelques mois, une douzaine pour être plus précis.
Nous gagnons de suite le bureau du Directeur, Monsieur ?, c’est un homme rondouillard d’où émane la bonne humeur, il ne doit chercher un cheveu sur une coquille d’œuf. Rapides présentations, il est au courant de mon problème en Corse et a décidé de m’affecter à l’animation.
- C’est votre tasse de thé, non ?
Ici, c’est simple, vous avez une idée, vous la développez, vous la chiffrez, vous me la présentez et si elle n’est pas trop tordue, je vous donne mon accord. On fait comme ça ?
- Ben, oui, pas de problème, on va faire comme ça.
Nous visitons le Foyer de fond en comble, de grands couloirs carrelés assurent la jonction entre les divers locaux. Janssen me conduit ensuite au B.S.I. pour y retirer ma feuille de mouvements. Il m’indique les principaux bâtiments où je dois me rendre pour compléter ma liste. Tu as rendez-vous chez le Commandant à 14 heures, on mange à onze, comme ça tu auras le temps de te préparer.
Sur ma liste de mouvements, il y a le bureau sport. Le moniteur qui me reçoit, sort une fiche et me demande quels sports je pratique. Le hockey sur glace ne figure pas sur ses tablettes, en revanche le rugby est en bonne place.
Il faudra que vous rencontriez le LV Mikowsky, c’est lui qui entraîne l’équipe, vu votre gabarit, il aura sûrement besoin de vous.
Le premier soir, je le passe sur la base, Janssen est de service au Foyer, c’est pour moi l’occasion de prendre la température du C.I.N..
Je reste quelques temps au bar, à discuter avec les uns et les autres ; je visite les clubs, seul l’auditorium a une bonne fréquentation, le club art déco se limite à deux ou trois matelots affairés à préparer leur quille.
A 20 h 30, je vais au cinéma, grande salle, sièges peu confortables mais en bon état, là encore, les couleurs des murs sont à ch…
J’accompagne le gradé de service pour la fermeture, le sergent d’armes est là, lui aussi.
Le lendemain, je termine mes mouvements. Ce qui me donne l’occasion de rencontrer le LV Mikowsky, effectivement mon gabarit l’intéresse, mais plus que ma carrure, c’est de mon expérience rugbystique dont il a besoin.
A la question : voulez-vous prendre en main l’entraînement et le capitanat de l’équipe ? Je réponds qu’il me faut rencontrer les joueurs. Ce sera ce soir, a 17 h 30, rendez-vous sur le terrain et vous jugerez sur pièces.
A l’heure dite, je suis sur le terrain avec Miko. Les joueurs arrivent au compte goutte, ils portent presque tous un survêtement et des chaussures à crampons.
Je suis en short, mon maillot fétiche de l’AJAX XIII sur le dos. Le regard des joueurs en dit long sur leur façon de penser ; quel est ce demeuré qui arrive en short, sans KWAY à l’entraînement ? Il est vrai que la température est loin d’être aussi clémente qu’à Toulon.
Miko. fait les présentations et leur annonce que je serai leur joueur entraîneur dès ce soir. Je ne fais pas de laïus, je me mets devant et j’invite les gros à me rejoindre, après une dizaine de tours de terrain, le souffle manque à beaucoup ; seuls les trios-quarts ont suivi le rythme, les avants marchent presque tous sur leur langue. Une pluie fine et glaciale nous cingle le visage. Ceux qui portent un survêtement sont trempés, je leur conseille de les enlever, l’entraînement est loin d’être fini, il reste les fractionnés et les combinaisons de jeu à effectuer. Miko. me regarde en souriant et en grimaçant, pour lui aussi, c’est dur. A 19 h 30, l’entraînement se termine, les joueurs râlent car ils ont loupé le repas. Je les rassure. Bon, tous à la douche et dans un quart d’heure, rendez-vous au mess OM, le commis nous a gardé à manger. C’est notre première troisième mi-temps, nous mangeons tous ensemble : équipage, OM, officier, cela permet de mieux se connaître. Même les joueurs qui ne sont pas de service ou qui sont mariés et qui ont l’habitude de rentrer chez eux, l’entraînement fini, sont restés.
Les commentaires vont bon train, je dois être un peu fêlé pour demander aux avants de courir comme des trois quarts, pour jouer en short par un temps pareil, de remettre en question toutes les bases acquises avec l’ancien entraîneur, en l’occurrence Miko.
Je leur fais remarquer que : le rugby se joue à quinze ; que lors des matches, il n’auront pas de survêtement et que c’est Miko. qui m’a dit de faire comme je l’entendais au niveau des séances d’entraînement.
A suivre...

Chapitre 12 : LES MOUSTACHETTES
En dehors des animations traditionnelles couramment pratiquées dans les Foyers : concours divers, soirées crêpes, excursions au Mont Saint-Michel et plages du débarquement, l’animation à Cherbourg n’est pas aussi fournie qu’à Toulon.
Ce n’est pas du à un manque de compétence du service récréatif, mais plutôt à un manque de spectacles, artistes, locaux , régionaux ou nationaux.
Il existe cependant au C.I.N. une particularité unique dans les annales des Foyers : ce sont Les Moustachettes.
Il s’agit d’un groupe de garçons et de deux filles qui ont monté un groupe de majorettes. Les deux Marinettes, portant jupette, très bien faites, mènent la danse, suivies par une vingtaine de mecs ; barbus, ventrus, moustachus, portant guêtres et jupettes.
Un tricot rayé marine et un chapeau complètent le costume, sans oublier le célèbre bâton.
Cette troupe va ainsi, de ville en ville, de village en village, assurer des prestations qui sont toujours très remarquées. Nous remportons toujours un franc succès, je dis nous, car j’ai bien évidemment intégrer la troupe.
Il existe trois autres figures au C.I.N. ; le MP Sud, magicien de son état, illusionniste et manipulateur.
Les PM Barreau et le PM Jean, eux sont des clowns. Jean-Louis Barreau est le clown blanc, l’autre l’Auguste, il ne manquait que Monsieur Loyal. J’endosse volontiers le costume et je m’investis dans leurs numéros.
Nous suivons généralement les Moustachettes dans leurs déplacements, nos prestations sont gratuites et nous sommes très demandés.
La direction du F.E.F. est située dans les murs du Foyer Chantereyne ainsi que le cercle Officiers Mariniers. Il ne m’en souvient que de Daniel Larcher, que nous appelions, pardon Daniel, Darry Cawl.
Je suis célibataire géographique, Martine est restée à Toulon. Je passe mes soirées sur la base ou bien, je rends visite à la patronne d’une petite pension familiale : « le cabernet ». Elle est veuve et gère seule sa boutique, elle pourrait être ma mère. J’ai fait sa connaissance grâce à Janssen, qui m’a amené déjeuner chez elle un jour où j’avais le blues. La pluie, le vent, l’absence de ma famille me minent le moral.
Au mois de février, Martine vient passer trois semaines à Cherbourg. Daniel Larcher nous accueille au Foyer, le temps est vraiment trop pourri pour envisager de camper. Ce sera pour le mois de juillet, nous campons dans une canadienne, sur un terrain proche du C.I.N.
Le temps est exécrable, il pleut quasiment tous les jours, sans discontinuer.
La nuit, les vêtements ne peuvent pas sécher à cause de l’humidité de la nuit, nous avons tenu quelques jours, puis nous avons rendu les armes. Direction « Le Cabernet », en échange d’un petit coup de main de Martine, au restaurant, la patronne nous héberge.
Puis, le mois terminé, je commence mes permissions. Du jour où nous quittons Cherbourg, un soleil radieux nous accompagne jusqu’à Toulon.
Un fait nouveau va précipiter les choses.
Tous les mois, je vais chez mes parents qui habitent à Alençon, cela me fait moins loin que Toulon et me permet de souffler un peu.
Le propriétaire de mes parents vient à décéder, ses enfants sont décidés à vendre ; mes parents étant trop âgés pour obtenir un prêt et acheter la maison, ma sœur vient juste de faire construire, je me retrouve donc le seul à pouvoir acheter, sans quoi, mes parents qui ont toujours habité cette maison vont se retrouver à la rue.
Je me porte volontaire campagne dans l’espoir de partir assez vite. Avec ma prime de départ et ma solde campagne, ça devrait coller. Ma foi, la chance est avec moi, à peine deux mois plus tard, je suis désigné Mururoa.
J’ai juste le temps de concrétiser l’affaire et c’est le grand départ. Je ne connais pas la Polynésie, c’est donc une bonne occasion de le faire.
Je fais un bref passage par Toulon, quelques contacts avec des collègues qui ont déjà fait Tahiti. Je glane de bonnes adresses et de précieux conseils.
Puis, c’est le départ, la séparation est difficile, je pars pour un an, sans possibilité de retour.
A suivre...

Chapitre 13 : MURUROA
1978/1979
Escale à Mirabelle, aéroport de Montreal, puis Los Angeles et arrivée à Faaa.<:p>
La première chose qui me frappe, à l’ouverture de la porte, hormis la chaleur, c’est l’odeur enivrante du Tiare.
Au bas de l’échelle, une foule de civils et militaires, les bras chargés de colliers de fleurs nous attend. Les colliers en plus, j’ai déjà vécu cette scène en Corse. Georges Hybschele m’attend, il n’a pas changé, si ce n’est qu’il arbore fièrement une casquette et des épaulettes portant deux ficelles.
Je dois rester deux jours à Papeete, le temps de remplir quelques formalités. Georges est là pour la réunion mensuelle des directeurs de foyers du C.E.P.
Nous prenons ensemble la Caravelle qui assure la liaison entre Tahiti et Muru.
Parmi les nombreux hommes présents sur le tarmac, je reconnais un barbu ; Olivier Ducastel, il est affecté au Foyer Martine, en tant que responsable animation et bureau des voyages.
C’est le poste que devrait occuper l’adjoint du directeur, mais, Georges a du en décider autrement. Jacques Soubeyran, avec qui j’ai fait mon BAT et que je remplace est à la comptabilité. Ce qui n’est pas une mince affaire, quand on connaît l’importance du Foyer de MURU.
Le foyer est situé sur le bord du lagon, la plage affleure la terrasse, un tané s’occupe de planches à voile, Georges me le présente comme le moniteur de voile et de Wind-surf, il est champion de Polynésie.
Nous passons devant le bar interarmes. C’est une construction semi traditionnelle, les toits en Pandanus, les fenêtres à louves, des barreaux me font penser que, bien que nous soyons sur un atoll essentiellement militaire, il n’en n’existe pas moins des risques de délinquance.
Le bureau du directeur est situé entre le bar et la coopérative. J’occuperai la chambre attenante au bureau. 4 mètres sur 2 et demi, une douche et un frigo. Un lit en fer et une armoire en bois blanc composent, avec une table et deux chaises, l’essentiel du mobilier.
Le commandant de Muru est un marin, la loi de l’alternance est en vigueur sur ce cailloux où se côtoient : aviateurs, biffins, légionnaires, marins et civils du C.E.A.
Georges me laisse entre les mains d’Olivier Ducastel qui va me guider dans mes démarches administratives et me faire découvrir les endroits stratégiques de l’atoll.
Avant d’aller déjeuner, nous passons à la coop. Le PM Berrou en a la charge, avec deux appelés aviateurs. Nous récupérons, au passage, le SC Abiven, un biffin qui fait office d’adjudant de compagnie.
Après un rapide apéro, nous passons à table. L’intendance est assurée par la marine, ce qui est un bon point. Le déjeuner est excellent et copieux. Olivier me présente quelques gens importants avec qui j’aurais à travailler au quotidien.
De retour au Foyer, je termine la visite des divers clubs, salles de cinéma, studio de télévision, bureau des voyages...
Nous sommes soumis au régime campagne, c’est-à–dire que nous travaillons de 6 heures à 13 heures, les après-midi sont libres.
Olivier me fait visiter tous les coins et recoins du Foyer et me mène à la Légion.
Comme partout, la Légion est une entité à part, elle à sa popotte, ses cuisines, sa boutique. Il me présente aux responsables avec qui nous bossons. Puis nous allons à la popotte. Pierrot, je te présente l’adjudant-chef président des sous-officiers de la légion.
L’AC se retourne. Quelle n’est pas ma surprise en reconnaissant « Halte au feu », il était déjà le président des sous-off à Diégo. Je me fais reconnaître : l’inauguration de la popotte de Tanambo, le Béarnais, les matches de rugby. Le regard perçant, bleu acier, du légionnaire s’illumine à l’évocation de cette période de notre vie commune.
Tu sais qu’il y a Martinez, qui s’occupait de l’équipe de rugby de Diégo, c’est lui qui gère la popotte, ici.
Vous mangez avec nous, ce soir, il y a un méchoui. C’est le genre d’invitation qu’il ne vaut mieux pas refuser. Pas question de dire non à ce genre de demande, et puis, nous pourrons parler de Madagascar.
A 19 heures, nous arrivons à la légion. 4 moutons sont en train de rôtir sur d’immenses broches. Une buvette est dressée à l’écart, elle est destinée aux hommes du rang. Le bar de la popotte étant, quant à lui situé prés des tables où nous allons manger.
Les tournées de Vahine (ndlr : bière produite à Tahiti) succèdent aux rasades de Chivas, l’alcool aidant, l’ambiance se détend peu à peu. Nous passons une bonne soirée, mais il nous faut rentrer, sinon le réveil va être difficile. Le chemin du retour me semble plus long qu’à l’aller et c’est avec un plaisir certain que je m’affale sur mon lit.
A mon réveil, je sors prendre l’air sur la terrasse devant le Foyer, des centaines de crabes courent sur la plage entre les cadavres de bières et de jus de fruits. C’est une véritable poubelle. Chaque matin, les barmen se tapent le ramassage des bouteilles et des détritus avant de s’attaquer au nettoyage du bar.
Quand Georges arrive, je lui dis que je pense avoir une solution au problème des bouteilles vides sur la plage. Il m’écoute puis me dit : ça ne marchera jamais ici, entre la Légion, l’Aviation, les biffins et la Marine, tu ne feras pas ramasser les cadavres, comme ça, de but en blanc ! On ne risque rien d’essayer.
Je fais des affiches disant qu’aucune consommation ne sera délivrée quinze minutes après l’ouverture sans que les bouteilles vides ne soient ramenées.
La première consommation étant délivrée en échange du badge.
Au début, certains ont du mal à se soumettre à la nouvelle règle, et quelques uns font du tapage. Comme je passe fréquemment au bar, les barmen me signalent les récalcitrants.
Je leur donne alors le choix entre : se plier au règlement ou être de corvée à la fermeture pour ramasser les derniers cadavres restant sur le sable.
Au bout d’une semaine, le soir, la plage est propre comme un sou neuf.
J’ai en partie réussi mon pari, il reste toujours quelques récalcitrants pour faire la forte tête, mais une certaine forme d’auto discipline se met en place. J’ai obtenu qu’un légionnaire soit détaché au Foyer pour surveiller le bar et la plage. Et de ce fait, il y a de moins en moins de récalcitrants ; les arguments, de poids, avancés par le soldat de surveillance étant très dissuasifs. En quelques semaines, la plage et le lagon sont propres le soir.
Les semaines et les mois passent, les fêtes de fin d’année arrivent. La DIR FEF de Papeete a prévu un spectacle venu de métropole. Illusionnistes, contorsionniste, Les Sales Gosses sont aussi au programme, ainsi qu’une jolie présentatrice. Tout ceci venant compléter les traditionnels chants et danses polynésiens.
Le spectacle a lieu dans le cinéma, ouvert, prés du Foyer Martine. Je suis en charge de l’organisation des soirées, je renoue enfin avec l’animation de grande envergure ; cela va me changer des concours de boules, flippers, cartes et autres lotos visant à écouler les rossignols de la coopérative.
L’accueil des artistes se fait en grandes pompes, tout le gratin du caillou est sur le pied de guerre. Mes retrouvailles avec les Sales Gosses sont émouvantes, visiblement ils sont heureux de trouver un visage familier en ce bout du monde et je suis touché par leur dynamisme et le plaisir qu’ils ont à me revoir.
Georges se charge de l’accueil des personnalités, je lui laisse volontiers cette partie de l’organisation. En ce début d’après-midi du 23 décembre, il pleut sur Muru. Une collation est servie au restaurant du CEA, puis les artistes sont dirigés vers leurs « appartements ». Ils sont logés dans des "Algeco" dans le secteur civil de l’atoll.
En début de soirée, je leur fais visiter les lieux où va se dérouler la soirée. La grande scène est décorée des feuilles de palmiers et d’une multitudes de coquillages, paréos, Tikis.
Les artistes sont invités dans les divers restaurants ; la présentatrice est bien sur retenue par les officiers supérieurs et les pontes du personnel civil du CEA.
Les Sales Gosses, quant à eux, déjeunent au mess sous-officiers. Nous revenons sur tous les spectacles que nous avons faits ensemble à Toulon.
A suivre...

Chapitre 14 : LA VOILE ET AUTRES SERVICES DU FOYER
LE CLUB VOILE ET WINDSURF
La flotte du club se compose de dériveurs, planches à voile et pédalos. Le tahitien qui s’en occupe, MAURICE, si mes souvenirs sont bons, tient le club de mains de maître.
Le matériel est superbement entretenu, les locaux sont nickels et les cours de planche qu’il dispense sont très fréquentés.
Le C.E.A. possède, lui aussi, un club de voile et de ski nautique. Nous organisons quelquefois des régates.
Que dire de plus sur un truc qui marche, le climat favorable, du bon matériel et un responsable compétent, le succès est assuré.
LA BIMBELOTERIE
Les dimensions de la coop sont impressionnantes, d’énormes étagères sur plusieurs niveaux, sont alignées par types de produits.
Le PM Berrou qui en a la charge, un petit moustachu, brun, sec et toujours en mouvement, dirige sa boutique de mains de premier-maître. Ses deux appelés, des aviateurs bossent bien et sont très à l’aise dans leur rôle de vendeur.
On trouve de tout dans la bimbeloterie : de la lessive, des produits d’hygiène, des bijoux, des montres (toutes plus sophistiquées les unes que les autres), des radios aux dimensions extravagantes, des T-shirts, du linge de corps, des chaussures de toutes sortes, des téléviseurs et même des vélos pliants.
Une anecdote à ce sujet : un légionnaire qui avait du abuser d’un cocktail explosif, "voile de soie-bière", entre dans la boutique et achète un vélo. Le paie et sort. Il l’enfourche, fait quelques tours de roues en zigzagant sur le sable, attaque le lagon et s’y enfonce.
Quelques minutes plus tard, dégoulinant, il entre en criant dans la boutique, avec un fort accent alsacien ou allemand :
- il flotte pas ton pédalo ! et il part en laissant son vélo sur la terrasse...
Je n’ai jamais vu un stock aussi impressionnant de T-shirts, débardeurs, shorts, casquettes et autres vêtements de loisirs qu’à MURU.
Chaque fin de mois, l’épouvantail « inventaire » pointe son nez. Le soir, à peine la porte fermée, la course contre la montre commence. Tout le personnel du Foyer est sur le pont :barmen, adjudant, coopérateurs, moniteur de voile, directeur et ses adjoints.
On ira se coucher que lorsque l’inventaire sera terminé et que le stock réel collera au stock théorique et aux recettes. J’en ai vu durer toute la nuit ; et recompte les chaussettes, les shorts, les montres… il faut que cela tombe juste, au centime prés.
L’AGENCE VOYAGES
C’est le domaine réservé d’Olivier Ducastel, il gère sa boutique tout seul, il faut dire qu’il n’a qu’une billetterie qui lui est adressée par la DIR FEF de Tahiti à gérer.
Réservations d’hôtels, billets d’avion et carnet d’adresses concernant essentiellement les locations de voitures.
Quand Olivier part en permission ; 7 jours toutes les 7 semaines, la billetterie est tenue par son adjoint.
A suivre...

Chapitre 15 : LES PERMISSIONS
Pour ceux qui ont connu MURU, cette semaine de permissions toutes les sept semaines est attendue comme le Messie. Retrouver un tant soit peu de civilisation et revoir des femmes, des touristes, un autre genre de vie que celle du cailloux est nécessaire à la vie et à l’équilibre pour supporter cet éloignement et cette vie en vase clos.
Mes semaines de permissions sont assujetties à celles de Georges. Comme il a cumulé des semaines pour faire venir son épouse à Papeete, je pars comme je peux. De plus, tous les mois, il y a une réunion des directeurs de Foyers à Tahiti. D’ordinaire, le directeur jouait l’alternance et un mois sur deux l’un de ses adjoints allait à la réunion, ce qui permettait à tout le monde de souffler un peu entre les permissions. Georges n’applique pas cette règle, il va à toutes les réunions, Olivier et moi nous nous assoyons sur ces quelques jours de détente.
Ma première semaine de permission, je la prends dix semaines après mon arrivée sur l’atoll. L’adjudant chef Martinez m’a donné les coordonnées d’un de ses amis, ancien légionnaire qui tient l’hôtel Aimeo à Moorea.
« Va le voir de ma part, tu seras reçu comme un prince ! ».
Arrivé à l'escale militaire de Faaa, je franchis les quelques dizaines de mètres et je me rends à l’aéroport civil. Je prends un billet pour Moorea, l’île est située à quelques dizaine de milles de Papeete et il n’y a que quelques minutes de vol pour s’y rendre.
Le petit bi-moteurs se pose en douceur sur la piste. Des dizaines de vahinés en costume traditionnel distribuent des colliers de fleurs aux arrivants, un tané tient une pancarte sur laquelle est mentionné : Hôtel Aimeo.
Je m’approche de lui et me présente, visiblement il m’attendait. Martinez a bien fait les choses.
Deux touristes américains se joignent à nous, nous grimpons dans une jeep Volkswagen jaune sable, le chauffeur commente le paysage qui défile doucement, dans un anglais approximatif. Quelquefois, je prends le relais et traduit de façon un peu plus correcte les paroles du chauffeur. Lorsque nous arrivons à l’hôtel, j’ai sympathisé avec le couple.
Deux employés de l’hôtel se chargent des bagages et nous dirigent vers l’accueil.
Le personnel est nombreux, pas d’uniforme, mais une harmonie dans les couleurs des paréos. Les vahinés arborent une splendide fleur de tiare à l’oreille et porte un soutien-gorge fait de deux demi noix de coco, dans la plus pure tradition de cartes postales.
Le chauffeur me tire à l’écart, il me dit : « Gérald t’attend dans son bureau ! ».
Vous l’aurez compris, Gérald est le copain de Martinez, il m’apparaît comme un baroudeur, cheveux blonds bouclés, un torse puissant bronzé, il n’a plus rien du légionnaire dont m’a parlé son ami. En m’apercevant, son visage arbore un large sourire, ses dents sont blanches et deux canines en or ajoutent à son charme.
- Pierre, tu es bien Pierre ? Marti m’a parlé de toi, il t’aime bien, il m’a dit que tu aurais pu faire un bon légionnaire ! Tu es ici chez toi, viens, on va prendre un Maitai !
Le bar est situé prés du lagon, des clients de l’hôtel nous font de grands signes, Gérald leur répond d’un geste de la main.
- C’est la première fois que tu viens à MOOREA ? Tu verras, l’île n’est pas très grande, mais elle est superbe.
Je vais te donner une chambre qui donne sur le lagon, elle est proche du bar et de l’accueil.
Je l’en remercie, mais lui fait remarquer que mes moyens sont toutefois limités et que je ne veux pas abuser. Sa réaction ne se fait pas attendre.
- Je t’ai dit que tu étais chez toi, tu n’auras rien à payer et je ne veux plus entendre parler d’argent !
On ne répond pas à de tels arguments. Je me garde bien de le remercier et nous sirotons notre cocktail. Ce soir, il y a un Tamara en l’honneur des nouveaux arrivants.
Le Tamara est un repas traditionnel tahitien composé de porc, patates douces, bananes "Fei", cuits dans un four enterré dans le sable corallien. On déguste aussi le "Fafaru", espèce de fromage de poisson faisandé et de poisson cru. Ce repas est accompagné de chants et danses traditionnels. Le lagon est éclairé par des torchères et les rares personnes qui ne sont pas sur la plage ont pris d’assaut le bar.
Gérald a l’œil à tout, il houspille son personnel pour que la soirée se déroule dans les meilleures conditions. J’ai retrouvé mon couple d’américains, visiblement le soleil ou, et le Maitai leur ont donné des couleurs. En m’apercevant, Gérald me décoche un clin d’œil et lève son pouce. Je hoche la tête et lui renvoie son signe. Les plats se succèdent accompagnés de chants et de danses. Les clients sont aux anges, les anciens tentant d’expliquer aux nouveaux la signification d’une telle soirée.
Gérald vient se joindre à nous en fin de soirée, je suis en pleine discussion avec mon couple d’américains et deux autres touristes australiens, notre conversation tourne autour du foot américain et du rugby, chacun défendant son bout de gras à grand renfort d’exemples mettant en cause de grands joueurs de l’un ou l’autre de ces sports.
Mon aisance en anglais semble intéresser notre hôte qui me fait une proposition.
- Je te fournis une voiture, si tu acceptes de faire visiter notre île aux clients de l’hôtel et comme ça, tu paieras ton séjour.
Le deal m’intéresse et je donne mon accord à Gérald.
Dès le lendemain, au petit déjeuner, Gérald vient me donner les clés d’une voiture, il s’agit d’un petit 4X4 Suzuky, plus haut que large et peu stable. Aujourd’hui, tu as quatre anglais pour la journée, le plan du voyage est à l’accueil, départ à 8h45.
Un quart d’heure avant le départ, je suis à l’accueil, l’hôtesse me donne le planning de la journée. Au programme : visite d’une ferme d’élevage de bovins, exploitation d’ananas, temples et cascades. Nous déjeunerons dans un petit restaurant chinois prés de l’exploitation d’ananas. Retour pour 19 h 00 et dans la soirée, nuitée au club de vacances sur le bord du lagon.
A l’heure dite, mes « clients » arrivent, le moins que l’on puisse dire, c’est que leur tenue vestimentaire ne manque pas à la désinvolture anglaise. Les deux filles portent des mini jupes, des soquettes blanches, des chemisiers club et des bobs. Les garçons portent bermudas, bas de sport, tricots de golf et des chapeaux de brousse à faire pâlir de jalousie n’importe quel aventurier.
N’ayant pas eu le temps d’étudier le parcours dans le détail, avant le départ, je pars en pleine improvisation. Le respect du parcours est facilité par le peu de routes desservant l’île, un axe principal en fait le tour et quelques pistes mènent aux sites stratégiques à visiter.
La ferme pédagogique nous surprend agréablement, de splendides vaches rousses paissent dans un vallon herbeux comparable aux alpages. L’exploitation d’ananas étonne mes anglais, ils cherchent désespérément les arbres où poussent les fruits charnus. La surprise est de taille quand ils découvrent qu’ils poussent comme les artichauts.
Le repas chinois est excellent, la plage n’étant jamais loin, nous allons piquer une tête dans le lagon. L’après-midi est déjà bien entamé quand nous arrivons au temple, je tente de leur expliquer au vu de la brochure que m’a fourni le patron du restaurant, en quoi consiste et ce que représente pour les polynésiens ces temples. Je reste suffisamment évasif pour ne pas avancer d’énormités mais tellement persuasif qu’aucune question embarrassante ne vient ternir mon exposé. En redescendant du temple, nous passons devant les deux ou trois cascades déjà vues à l’aller.
Nous sommes de retour à l’hôtel vers six heures et demie, douche rapide et direction le bar. Maitai, repas rapide et direction le village de vacances pour une soirée dansante. Sur la piste, les couples se sont formés et de grands sourires sont sur tous les visages.
Quant à moi, j’ai le mal du pays, mon épouse et mon fils me manquent. Plutôt que de me remonter le moral, cette permission loin de Muru me fout le bourdon.
Heureusement, les journées passent vite et je regagne mon cailloux, sans plaisir mais sans regret. Je renouvelle une fois cette expérience sans plus grand succès. Que ce soit sur l’atoll ou durant les permissions, le temps est long, trop long, petit à petit je me renferme sur moi et je commence à déprimer. Tant et si bien qu’au bout de six mois, je suis tellement dépressif que mon comportement va nécessiter mon rapatriement en métropole.
Au départ de Muru, colliers de coquillages, idem à Faaa, je me retrouve avec un stock impressionnant de ces souvenirs. Au retour, comme à l’aller, nous faisons escale à Los Angeles, pour une paire d’heures. Lorsque nous atterrissons à Mirabelle, aéroport de Montreal, la température est largement en dessous de zéro. Je suis en short et débardeur, l’escale dure plusieurs heures. Je me rue vers les « Free Shops » pour y acheter pull, pantalon et chaussettes.
Après une vingtaine d’heures de vol, au total, nous atterrissons à Paris. Direction la gare de Lyon et Toulon.
A suivre...

Chapitre 16 : LE SERVICE RECREATIF DE TOULON
1979
Après une courte période de permission, je suis affecté au service récréatif de Toulon. Ma fonction sera essentiellement celle de préparer le festival de théâtre de Chateauvallon.
Je m’attaque donc à la tache, il y a environ trois semaines avant le début du festival. La troupe de théâtre de l’USAM en constitue l’épine dorsale, il y a peu d’acteurs et
seulement deux pièces au répertoire : Le songe d’une nuit d’été de Sheakspeare et un duo qui se déroule en vase clos dans une cabine téléphonique.
Nous sommes prêts à la date prévue et notre participation au festival ne restera pas dans les annales.
Je ne fais pas de vieux os au service récréatif, un beau matin, je suis appelé dans le bureau du directeur du FEF.
- Vieuville, vous allez partir pour quelques mois à Brest, ou plutôt à l’île longue, à la base sous-marine sur la presqu’île de Crozon. Vous continuerez à être géré par la III° région maritime et à la prochaine sortie de cours, votre remplaçant sera désigné et vous reviendrez à Toulon.
Encore une fois, je me retrouve dans la peau de l’homme de la situation, l’homme indispensable, celui qui correspond en tous points aux nécessités et impératifs du poste à pourvoir.
A l’île longue, il faut impérativement quelqu’un qui comprenne la mentalité des sous-mariniers, et qui mieux qu’un ancien sous-marinier peut les comprendre...
Je me retrouve en partance pour Brest, temporairement. Depuis que je suis parti à Querqueville, je suis célibataire géographique, Martine est restée à Toulon car mes affectations étaient provisoires.
A suivre...

Chapitre 17 : L'ILE LONGUE, LA BOFOST ET LANDIVISIAU
Août 1979
Je débarque en gare de Brest sous un soleil d’été, personne à la gare pour m’accueillir.
Je gagne la direction des Foyers, proche de la gare, je n’ai aucun souvenir des personnes en poste à ce moment là.
J’ai du faire mes mouvements de façon restreinte, car mon affectation n’est que temporaire, je suis en subsistance. Une voiture m’a conduit à l’arsenal pour y prendre la navette de l’île longue.
La rade de Brest est immense en comparaison de celle de Toulon. La navette pousse de la D.P. (ndlr : direction du port)proche du pont de Recouvrance vers la presqu’île de Crozon. La mer est formée et ça bouge pas mal, après une nuit de train, j’avoue qu’il y a mieux qu’une traversée de rade houleuse.
Nous touchons le quai de la B.S.M. (Base des Sous-Marins), la sécurité est maximum. Gendarmes maritimes, contrôle d’identité, fusiliers marins en armes, maîtres chiens, je suis temporairement parqué au poste de garde, le temps que le directeur du Foyer, Gleyze Bourras, vienne me chercher.
C’est un jeune ASFOY du contingent qui vient me délivrer, nous montons dans la 4L du Foyer et direction la base vie.
Nous franchissons les différents points de contrôle pour déboucher dans la zone vie.
Petits bâtiments, espaces verts, en haut d’une petite colline, le Foyer. La voiture s’immobilise devant la porte. Je prends ma valise et nous entrons dans le Foyer. Tout respire le neuf, le Foyer est d’une propreté irréprochable, nous passons devant la coopérative et arrivons au bureau du directeur. Gleyze Bourras est à son bureau, il fait ses comptes.
«Bonjour, je finis et je suis à vous ! ». L’appelé m’emmène vers le bar pour y prendre un café et le directeur nous rejoint quelques minutes plus tard.
Les présentations sont rapides, visiblement Gleyze est un homme pressé.
- Tu vas faire tes mouvements ce matin, il te conduira dans la base. Nous avalons notre jus et direction le BSI (ndlr : Bureau du Service Intérieur), le bureau des mouvements, le bureau administratif, enfin la routine. Je rencontre le "Bidel" (ndlr : surnom donné au "capitaine d'arme", officier marinier chargé de la discipline) entre deux portes puis le CSI (ndlr : Chef du Service Intérieur). Les mouvements sont réduits au minimum nécessaire pour que l’on sache que j’existe. Il est déjà 11 h 30, nous allons vers le mess des officiers mariniers, passage obligatoire par le bar puis, déjeuner. Après le repas nous retournons au bar pour y prendre le café. Là, il me semble reconnaître quelques visages. Je me présente à quelques officiers-mariniers et effectivement certains viennent de Toulon.
13 H 30, retour au Foyer, Gleyze me dit que nous avons rendez-vous avec le commissaire dans trente minutes.
Après notre visite chez le "Croc" (ndlr : diminutif pour désigner l'officier chef du service commissariat), je peux enfin m’installer dans ma chambre, je la partage avec un patron SACO (ndlr : fusilier marin), moniteur de sport.
Il est célibataire, nous faisons connaissance et après une petite bière au Foyer il me demande si je connais Crozon Morgat. Je lui réponds que non et il m’invite à une sortie au restaurant. Nous prenons sa voiture, un cabriolet Fiat rouge, en quelques minutes nous sommes au village. C’est l’été et de nombreux touristes déambulent dans le centre. Nous entrons dans une crêperie, l’endroit est sympathique, impersonnel mais sympa.
Nous dégustons quelques galettes, mon collègue est connu comme le loup blanc, en fin de soirée nous sommes une dizaine attablés autour de bouteilles de cidre. L’ambiance est bonne, les gens du cru et ceux de la base font bon ménage.
Nous rentrons vers minuit, demain nous commençons la passation de suite et les inventaires. Nous n’avons que trois jours avant que Gleyze Bourras ne quitte son poste.
La bimbeloterie n’est pas très grande et, en dehors du bar, la suite ne va pas prendre beaucoup de temps. En effet, le soir même les inventaires sont terminés, il ne reste plus qu’à faire le bilan. Nous nous y attaquons de suite et vers 23 heures, il est bouclé.
Demain, nous irons le faire signer au commissaire et contre signer à la direction des Foyers. Ces dernières formalités effectuées, signature chez le vaguemestre et je prends mes fonctions le soir même.
Je ne suis là que pour trois mois, je ne vais donc pas refaire le monde et je décide d’assurer la continuité administrative sans lancer de projet d’animation.
L’ambiance sur la base est loin de ressembler à celle de la B.S.M. Toulon. Les sous-mariniers nucléaires n’ont pas les mêmes valeurs que ceux du soutien logistique.
Donc, nous vivons sur la même base, mais pas sur le même bateau. Les équipages bleus et rouges se croisent, les missions se succèdent, mais pour les marins de la base vie, nous ne servons que de faire valoir aux navigants et ils ne se privent pas de nous le faire sentir.
Les trois passent assez vite, et je me préoccupe de connaître ma nouvelle affectation.
Je me verrais bien au Foyer du marin Castigneau, une belle salle de spectacle, un bar suffisamment vaste pour y organiser des soirées cabaret et une ouverture sur le civil non négligeable.
Mon successeur est enfin désigné, il sort du BAT (j’ai oublié son nom). Il prend ses fonctions rapidement et j’attends toujours ma désignation. Ce sera une base sous-marine, mais celle de Brest (BOFOST). Ma déception est grande, d’autant que je serai toujours géré par le CA III.
Je prends la direction du Foyer en me disant que je serai plus prés de la ville et de la patinoire, je vais pouvoir reprendre le hockey sur glace. Je n’ai pas le moral, je ne sais pas pour combien de temps je suis là, une chose est sûre, c’est temporaire. Ce sera pour six mois au maximum, le temps qu’un nouveau cours de BAT se termine. Martine fait grise mine pour ne pas dire la gueule. Le temps passe et je ne vois pas de retour vers Toulon avant six mois.
Je ne m’occupe pas du tout d’animation, je fais le strict nécessaire. Je m’investis dans le rugby et le hockey.
Le directeur de la patinoire est un ancien ASFOY et l’entraîneur de l’équipe est canadien, je m’entends bien avec les deux.
Je compense mon manque d’intérêt pour mon travail à la base par un énorme investissement dans le sport. Je joue au rugby à la BOFOST, dans l’équipe région, je renforce quelquefois l’une ou l’autre des équipes des sous-marins pour des matches amicaux.
Je suis pratiquement à la patinoire tous les soirs, hormis, ces contacts sportifs, je n’ai pas d’ami. La séparation d’avec ma famille me pèse de plus en plus, je descends très rarement à Toulon, le trajet en train est un véritable cauchemard. Les places sur les vols militaires Brest-Hyères sont distribués au compte goutte et généralement réservés aux titulaires d’ordre de mission.
Je commence à broyer du noir et je sens que notre couple est en train de se disloquer.
Ma vie quotidienne se résume à gérer le Foyer sans m’investir dans aucune animation. Je n’aspire qu'à une chose, revenir en III° région maritime, une lueur d’espoir surgit
sous la forme des affectations à la sortie des cours. Un nouveau directeur est désigné pour la BOFOST, je vais donc être muté, mais où ?
La réponse ne se fait pas attendre, un message m’informe que je suis désigné, provisoirement, à la BAN Landivisiau, comme adjoint au Directeur.
Je prends donc acte de cette décision avec une certaine amertume. Je pensais en avoir fini avec ces affectations semi disciplinaires, qui, me punissaient personnellement mais aussi ma famille. Après avoir pris rendez-vous avec la direction du FEF Brest, afin d’avoir de plus amples renseignements sur la durée du provisoire, je prévenais le directeur, que si fin juillet 1980, je n’étais pas de retour à Toulon, je mettais ma casquette au clou.
Autrement dit, je rempilerais sous cette condition.
Une dernière anicroche à la BOFOST, concernant le rugby, vint mettre un peu plus de tension. Un SNLE me demande de faire un mach amical contre un bâtiment de surface, comme à l’accoutumée, j’accepte. Sans tenir compte que le lendemain j’avais un match avec l’équipe de la base, en championnat.
Je fais donc mes deux matches. Au retour du second, un barman me dit que le CSI voulait me voir d’urgence, il n’en connaissait pas le motif. Je prends rapidement ma douche et je me rends chez le CSI. Il a une double casquette, CSI et officier des sports.
Le sujet qui fâche est rapidement abordé.
- Vieuville, êtes vous joueur de rugby professionnel, hockeyeur sur glace ou directeur du Foyer ?
Je lui réponds que je suis directeur, joueur de rugby pour l’équipe de la base, accessoirement je viens renforcer un sous-marin lors de matches amicaux, quand au hockey, je le pratique dans un club civil, durant mes loisirs.
En l’occurrence, ce qui m’est reproché, c’est d’avoir privilégié le sport au détriment de ma fonction première de directeur. Je suis donc sur le cahier et je passerai devant le Pacha en second (ndlr : commandant en second) demain matin.
Le lendemain, je me rends à l’appel en tenue de sortie, un sac de sport à la main.
A 9 h 00, je suis devant le bureau du commandant en second (CSD). Le Bidel me fait entrer.
Lecture des motifs de punitions : manque d’assiduité au travail, participe à diverses compétitions sportives pour le compte de la base et de certaines unités sans autorisation de son chef de service, en l’occurrence, le CSI.
Une punition de trente jours dont quinze fermes est demandée et la sanction tombe.
Je demande la permission de sortir ce que j’ai dans mon sac, j’en extrais un short, une paire de chaussettes et un maillot, que je dépose sur le bureau. Le CSD me demande ce que cela signifie, je lui réponds qu’à compter de ce jour, je ne ferai plus de sport dans la marine.
Le mois suivant, se déroulaient les épreuves du BATIVAP, séances de sport obligatoire, visant à évaluer le niveau de condition physique de chaque marin, quel que soit son grade et son âge.
Je ne me présente pas aux épreuves et le lendemain, je suis de nouveau sur la peau de bouc. Là, la sanction est plus importante, trente jours, plus les quinze en sursis. Je viens de me prendre soixante jours de trou avant de quitter la BOFOST, cela va sûrement m’aider dans ma prochaine affectation.
Je passe rapidement sur la descente aux enfers que va représenter mon affectation à Landivisiau. Je suis logé dans une chambre du Foyer, étant célibataire géographique je fais le maximum de jours de service, la BAN est loin de Brest, je ne m’y rends que pour les entraînements et les matches de hockey.
Mon prédécesseur portait ses galons et sa casquette, il allait à l’appel. D’entrée, je m’y refuse. Lorsque je suis convoqué pour la première fois chez le CSI et qu’il me demande pourquoi je me refuse à ces deux mouvements militaires, je lui réponds que je porterai mes galons et ma casquette quand l’Aumônier le fera (ndlr: précédemment, bien qu'ayant un grade, les ASFOY ne portaient pas de galons sur leur tenue d'uniforme) et que j’irais à l’appel quand mon directeur y viendra.
J’ai ainsi végété durant plusieurs semaines, allant de tours de consignes en jours de taule, jusqu’à ce qu’un jour, le Médecin Major m’envoie en détentes morales.
Ayant refusé de me réengager, je termine le temps qu’il me reste entre l’hôpital Sainte-Anne de Toulon et ma famille enfin retrouvée.
Nous sommes en juillet 1980.
A suivre...

Chapitre 18 : EN GUISE DE CONCLUSION
De toutes les activités dont j’ai pu m’occuper au cours de mes différentes affectations, je ne dirais pas que le théâtre arrive en première place, néanmoins figure-t-il en bonne position. Au départ, ce sont les sketches, les imitations, les improvisations, que j’ai pu faire seul ou « mal accompagné » qui m’ont apporté de grandes satisfactions.
Il est vrai que les spectacles que nous avons pu monter, aussi bien à la BSM Toulon qu’avec le concours de l’école ASFOY du Dépôt des équipages, n’avaient rien à envier de ce qui se faisait dans le civil : troupe du Splendid, Café de la gare…
Tout au long de ma courte carrière dans la Marine et dans les Foyers, je n’ai jamais renié ce que j’avais pu monter comme spectacle dans le style « cabaret », de mes débuts.
Puis, je suis passé à la vitesse supérieure quand je suis rentré dans les Foyers. J’ai pu, enfin, prendre des cours de théâtre, apprendre le métier d’acteur, de réalisateur, de producteur.
En grande partie grâce à G.R. Deshougues, le stage théâtre au CREPS de Boulouris, avec la participation et la confrontation avec des animateurs civils, m’a permis de voir que ce que nous faisions dans la Marine n’avait rien à envier à ce qui se faisait dans le civil, bien au contraire.
Le défi le plus important que j’ai eu à relever fut de diriger la troupe du CIN Saint-Mandrier, sous la houlette de Madame Verne, et avec le concours d’un ASFOY du contingent qui ne vivait que pour le théâtre.
C’est ainsi que nous avons pu monter plusieurs pièces, dont :
- En attendant Godot ;
- Des souris et des hommes ;
- Du vent dans les branches de Sassafras ; - Manuel de Falias.
Puis, des pièces plus légères telles que :
- La peur des coups ;
- Les Boulingrins…
Avec ces deux dernières, nous avons eu la chance de nous produire dans la plupart des
Foyers de la III° région, dont, en particulier, le Foyer La Magicienne d’Aspretto.
Là, il m’a a fallu déployer une grande logistique :
- obtenir des divers directeurs des cours les autorisations pour que la troupe, une
dizaine de personnes, puisse s’absenter du vendredi au lundi inclus ;
- les camions et bus pour le transport des acteurs et du matériel ; - deux avions Nord 262, assurant la navette entre la BAN Hyères et la BAN Aspretto.
Et tout ceci, sans aucun appui officiel, juste sur ma motivation et pour prouver à tous
mes détracteurs qu’il était possible de monter une telle tournée.
Le service animation du CIN gérait et organisait des tournées de spectacles dans toute la région. C’est ainsi que de nombreux groupes ont pu se produire au sein des différentes unités de la III° région maritime, dont :
- Daniel Darden ;
- Les Chasquis ;
- Luis Fontana et son Jazz Band ;
- Les Wapassous.
Pour ces derniers, une mention spéciale puisqu’ils ont été le premier et le seul groupe de hard rock à se produire sur le porte-avions Clémenceau et sur le Foch, et ce bien avant Jonnhy Halliday.
Enfin, un dernier témoignage qui résume, à lui seul, ce qu’aura été mon cheminement théâtral au sein de la Marine et des Foyers.
Si j’ai appris les bases du théâtre grâce à G.R. Deshougues, c’est aussi avec lui que j’ai réalisé un phantasme : celui d’interpréter un homme célèbre.
La ville de Saint-Tropez avait demandé à G.R. de monter un spectacle sur la vie de son bailly.
Spectacle grandiose, avec des centaines d’acteurs, de tous âges et de toutes provenances.
C’est ainsi que les élèves des écoles de la presqu’île représentaient la mer et la cité du bailly.
La troupe du CIN, la période noire de la vie de Suffren, prisonnier des anglais.
J’interprétais le Bailly dans la force de l’âge, révolté, meneur d’hommes et se refusant à accepter sa condition de prisonnier.
Monsieur Fouques, de l’Escolo de la targo, et son imposante stature, le Bailly vieillissant et sur le déclin.
Tout ceci, dans les ruines de la citadelle surplombant le port de Saint-Tropez, à grand renfort de bombardes et de coups de canons et « tout ceci, bénévolement ».
FIN
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L'Amicale : Archives 2009 - Lettre de liaison Amicale Toulon - par NEMO le 11/01/2010 @ 13:07 |

Lettre de liaison n°1-2009
Lettre de liaison n°2-2009
Lettre de liaison n°3-2009
Lettre de liai ...
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Lettre de liaison n°1-2009
Chers Amis,
Notre dernière rencontre du 08 décembre de l’an passé a été marquée par l’intérêt et le côté studieux des amicalistes présents dans le salon Amiral du cercle naval de Toulon pour assister, en fin de matinée à un premier exposé sur la spécialité d’assistant de foyer d’aujourd’hui et les métiers de demain. Après un très agréable repas pris en commun, j’ai eu le plaisir d’animer un second exposé sur la création des futures bases de défense dans le cadre des grandes réformes de la défense.
Un merci tout particulier au PM Hamadache, au MP Arcelin, et à l’EV1 ® Magnoli qui nous ont accueillis très cordialement en leur cercle.
(...) la bonne humeur a prévalu sur les inquiétudes de chacun quant au devenir de nos cercles et foyers et de ceux qui les animent au sein de la marine pour la deuxième décennie de ce siècle, et les débats furent passionnés et empreints d’histoire.
En attendant de vous retrouver, je vous adresse mes vœux les plus chaleureux de santé, de bonheur, de réussite pour vous et ceux qui vous sont chers. Que l’an « neuf » soit un merveilleux millésime pour tous et pour notre maison « foyers ».
Bonne année 2009…
Notre prochain rendez vous est fixé au lundi 26 janvier 2009 en salle verte du cercle naval Vauban. Nous y serons accueillis en salon par la direction du cercle à l’occasion de notre premier rendez de l’année 2009 pour notre repas qui sera, je l’espère, présidé par l’Amiral, adjoint territorial, si son agenda particulièrement chargé le lui permet. Nous tirerons traditionnellement les rois à l’issue d’un repas spécial (...).
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon
Lettre de liaison n°2-2009
Chers amis,
Le rendez-vous du lundi 26 janvier dernier a été le premier d’une longue série pour l’année 2009, c’est en tout cas l’un de mes voeux pour l’amicale.
Il aura été aussi un moment fort puisque le contre-amiral Dominique Balmitgère, adjoint territorial, a répondu à l’invitation de notre président, Jean-Philippe Noblet et de moi-même, et nous aura fait l’amitié et l’honneur de partager quelques heures avec nous.
Il m’a confié, quelques jours après, le plaisir sincère qu’il a eu à écouter les témoignages et anecdotes qu’ont pu lui faire partager certains d’entre nous.
L’occasion était bien sûr trop belle pour passer quelques messages sur la vie de l’amicale, la section histoire des foyers, le lendemain de nos cercles et foyers … mais nous aurions pu discourir sur ce sujet des jours entiers.
Grâce à notre photographe officiel, Raymond Mourcel, les moments forts de la vie de l’amicale en 2008 sont réunis en près de 300 superbes photos sur un CDRom qui sera mis en vente dès notre prochaine réunion.
Merci également à Myriam Zerdani d’avoir réalisé la jaquette.
Compte-tenu des périodes de vacances
scolaires, notre prochain rendez vous est fixé (...).
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon
Lettre de liaison n°3-2009
Chers amis,
De notre précédent rendez-vous du mois de mars au cercle du marin, je retiens la présence de nos camarades de CSF dont le commandant, le CF François Monteil – les directeurs des EPAs, Dathima Hamcha et Michel Audigane – le directeur délégué
du cercle du marin, Nicolas Chamoulaud, qui outre leur accueil, nous ont accordé un peu de leur temps pour échanger avec les membres de l’amicale.
Adhèreront-ils aussi à l’amicale ?................
Nous profitons toujours de ces réunions pour transmettre à la section « histoire des foyers » documents, photos, anecdotes, qui alimentent, grâce à ses adhérents, le site de l’amicale.
N’hésitez donc pas à confier vos souvenirs qui permettront de
perpétuer ce que sont et ont été les foyers de la marine.
Grâce à notre photographe officiel, Raymond Mourcel, les moments forts de la vie de l’amicale en 2008 sont réunis en près de 300 superbes photos sur un CDRom qui sera mis en vente dès notre prochaine réunion.
Merci également à Myriam Zerdani d’avoir réalisé la jaquette.
Notre prochain rendez vous est fixé au (...).
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon
Lettre de liaison n°4-2009
Chers amis,
Trois événements auront ponctués cette journée du
06 avril au cercle des officiers mariniers :
- la présence des trois majors, correspondants des
présidents du personnel non officiers de CECMED,
d’ALFAN (force d’action navale) et d’ALAVIA
(aéronautique navale) qui ont pu témoigner de
l’intérêt qu’ils portent aux cercles et foyers ;
- la présence d’un des premiers directeurs de foyer
d’après-guerre parmi nous (voir ci-dessous) ;
- enfin la visite durant l’après-midi du site de
l’Oratoire, dernier bâtiment annexé en avril 2008 au
cercle de la marine à Toulon pour devenir un
bâtiment réservé aux cadres célibataires (plus de 60
chambres aménagées et louées au mois ou à
l’année). Ce bâtiment était auparavant un centre de
convalescence spécialisé en balnéothérapie et
ergothérapie rattaché au service de santé des
armées.
Surprise :
André Mora nous a fait la surprise d’être accompagné de Norbert Vialet, résidant à Neuilly S/seine, de passage à
Sanary/mer et doyen de notre assemblée puisque entré dans les foyers en 1948.
Des retrouvailles très appréciées de nos camarades de l’APCFM de Toulon.
Notre prochain rendez vous est fixé au (...).
Adhésion :
Vous n’êtes pas encore membre de
l’amicale… Il n’est pas trop tard, remettez moi ou
envoyez moi le bulletin d’adhésion ci-joint
accompagné de votre règlement à l’adresse
suivante :
BCRM - Amicale du personnel des cercles et foyers
Cercle de la marine à Toulon – Boîte postale 59 –
83800 Toulon cedex 9
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon
Lettre de liaison n°5-2009
Chers amis,
Magnifique journée sous le soleil de Saint-Tropez
pour notre précédent rendez-vous… L’amicale a
une fois encore apprécié l’accueil chaleureux que lui
a réservé l’équipe du cercle naval et son directeur,
Philippe Wallois. L’occasion pour les membres de
découvrir les derniers aménagements (rénovation
des chambres, mobiliers de terrasse, décoration du
bar…) mis en place pour la nouvelle saison.
La journée a été sportive pour certains qui ont osé,
malgré la chaleur, faire le tour de la presqu’île en
vélo. D’autres ont pu redécouvrir les charmes du
marché provençal au coeur du village, ses boutiques,
et déjà les premiers yachts amarrés sur le port. Tous
se sont retrouvés pour l’apéro avant de déjeuner à
l’ombre des platanes.
Scoop :
Le cabinet de l’amiral de la
force d’action navale m’a fait
savoir vendredi dernier que
ma demande de visite du
BPC Tonnerre au profit de
l’Amicale, était retenue.
Rendez-vous nous sera fixé
un samedi à partir de
Septembre en fonction de
l’activité du bateau.
A suivre….
Notre prochain rendez vous est fixé au (...). Nous
clôturerons ainsi la saison avant les vacances
d’été.
Adhésion :
Vous n’êtes pas encore membre de
l’amicale… Il n’est pas trop tard, remettez moi ou
envoyez moi le bulletin d’adhésion ci-joint
accompagné de votre règlement à l’adresse
suivante :
BCRM - Amicale du personnel des cercles et foyers
Cercle de la marine à Toulon – Boîte postale 59 –
83800 Toulon cedex 9
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon
Lettre de liaison n°6-2009
Chers amis,
Notre dernier rendez-vous fin juin au Fort Saint-
Louis avait des allures très estivales et nous nous
souhaitions mutuellement de passer de très bonnes
vacances… A l’heure où je rédige ces quelques
lignes, il me faut déjà évoquer des mots très durs
pour certains tels que rentrée, reprise, faisant vite
oublier les précédentes semaines et la torpeur dans
laquelle on se glisse si facilement. Mais la rentrée,
c’est aussi pour les ami(e)s que nous sommes
l’occasion de se retrouver. Et pour prolonger des
sensations de vacanciers, je vous propose le site du
Cap Brun. Attention : le site étant fermé tous les
lundis pour entretien, nous nous y réunirons le
mardi.
Happy Birthday :
La timidité légendaire de
notre camarade Ludovic
Lepage lui a interdit de
claironner publiquement les
années qu’il a déjà
consommées mais sa date
anniversaire coïncidant avec
celle de notre rendez-vous
mensuel, nous avons été très
heureux de lui rappeler son
jeune âge … en ce 29 juin
2009.
Notre prochain rendez vous est fixé au (...).
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon
Lettre de liaison n°7-2009
Chers amis,
Nous étions une douzaine d’amicalistes à profiter
d’un agréable repas sur la terrasse du centre de
détente du Cap Brun. Et telle une cohorte des
légions romaines, nous nous sommes empressés de
former la tortue sous les parasols pour nous
préserver d’un ardent soleil. Entre quelques
anecdotes « audacieusement » contées par
Véronique, la conversation s’est tour à tour engagée
sur des sujets aussi glissants mais passionnants que
les effets de la crise sur la retraite des directeurs de
foyers, les cours d’initiation à la bourse en ligne par
Richard et Patrick pour pallier la crise,
l’employabilité de CF® au CIN Saint Mandrier et
quelques anecdotes du temps passé, présent et à venir.
Visite d’un bâtiment :
Je vous l’avais annoncé
avant l’été. L’amiral
commandant la force
d’action navale a validé
notre demande de visite
d’un bâtiment nouvelle
génération. Les démarches
sont bien avancées puisque
le cabinet d’ALFAN m’a
contacté la semaine dernière.
Nous sommes préinscrits
pour une visite du Forbin
(ou BPC) le (...). Je ferai un appel des candidats à
la visite de l’un ou l’autre de ces
bâtiments très prochainement
pour anticiper les démarches
administratives. Le nombre est
limité à 30 et sera réservé en
priorité aux membres adhérents.
Notre prochain rendez vous est fixé au (...).
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon
Lettre de liaison n°8-2009
Chers amis,
Presque vingt à ce rendez-vous d’automne au cercle
des officiers mariniers de Toulon. Merci au
directeur délégué, Jean-Vincent Ladislas pour son
accueil toujours cordial et pour avoir su partager
quelques instants avec nous. Ce fut pour certains
l’occasion d’échanger à nouveaux des documents
qui viendront alimenter le site de l’amicale grâce à
son webmaster (Jean-Philippe). Surfez, il y a toujours de
nouvelles pages à consulter.
Depuis maintenant trois ans, nous essayons
d’organiser une visite annuelle de bâtiment. En
2007, le PA Charles de Gaulle, en 2008, le sous-marin
Casabianca ; en 2009, ce sera un des dernier né
de la flotte française : la frégate Forbin. Compte
tenu des calendriers d’activité des bateaux, il n’a pas
été facile de caler un créneau de visite pour
l’APCFM. Grâce au cabinet d’ALFAN et au
commissaire du bord, nous aurons ce privilège. La
visite est limitée à 30 personnes et sera réservée en
priorité aux adhérents de l’amicale. Les conjoints,
enfants (plus de 8 ans) et amis seront donc inscrits
en liste complémentaire. Je vous adresse un
formulaire d’inscription qu’il faudra me retourner
au plus tôt pour permettre les accès à la base navale
et à bord. Le déjeuner se fera à l’issue de la visite au
cercle du marin Castigneau.
Ce lundi 05 octobre, nous avons eu le plaisir de compter
parmi nous le père Christophe Boudereaux, récemment
désigné aumônier de la force d’action navale. Le père
Christophe a été assistant de foyer du contingent dans les
années 88-89 au CIN Saint-Mandrier avec Gérard Kerhoas
et Daniel Kobusewski. Cet été, il a célébré le mariage de
notre camarade Gérard et a ainsi pu renouer les liens avec
la maison « Foyers ». Nous sommes particulièrement
heureux de pouvoir le compter parmi nos futurs adhérents
à la section de Toulon.
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon
Lettre de liaison n°9-2009
Chers amis,
Trente membres et sympathisants de l’amicale à
bord de la frégate de défense aérienne Forbin, vingt-six
au cercle du marin pour poursuivre le
programme de la journée.
Malgré la pluie matinale, nous étions de fiers marins
(anciens, actuels et futurs peut-être) à avoir voulu
franchir la coupée de la FDA Forbin, dernière née
mise en service actif. Son sister ship, la FDA
Chevalier Paul, est encore entre les mains de DCNS
et devrait rejoindre prochainement le Forbin.
Impressionnant par ses nouvelles technologies, son
équipage restreint mais suffisant pour assurer
l’ensemble des missions, là ou les FLM Duquesne et
Suffren nécessitaient des effectifs de 450 hommes,
nous avons pu ainsi mesurer les progrès acquis.
Accueillis à bord comme la marine sait le faire par
l’officier de garde et son équipe, nous avons eu tout
loisir de partager nos expériences avec les jeunes
marins affectés sur ce bâtiment. Une séance apéro
plus tard, nous avons pu à nouveau échanger le
temps d’un déjeuner convivial au Cercle du Marin.
Notre prochain rendez-vous sera précédé de
l’assemblée générale de l’APCFM organisée par J-P
Noblet qui nous adressera les documents utiles.
Le saviez-vous : La première Ecole des Mousses avait
ouvert ses portes en 1856, sous Napoléon III. Durant 132
ans, elle avait formé plus de 14 000 matelots, restant
toujours fidèle à sa devise « Mousse, que le vent te pousse ».
Fermée en juillet 1988, l’école a ouvert à nouveau en
septembre 2009. Le mois dernier, une cérémonie a eu lieu
en présence de M. Morin, ministre de la défense, de l’amiral
Forissier, chef d’état-major de la marine et de l’acteur et
écrivain Bernard Giraudeau. Cet événement a été
particulièrement bien accueilli par l’actuelle Maistrance.
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon

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L'Amicale : Archives 2008 - Lettres de liaison Amicale Toulon - par NEMO le 11/01/2010 @ 12:58 |

Lettre de liaison n°1-2008
Lettre de liaison n°2-2008
Lettre de liaison n°3-2008
Lettre de liai ...
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Lettre de liaison n°1-2008
Chers Amis,
Selon l’usage établi au sein de notre Amicale, nous nous sommes retrouvés une nouvelle fois au Cercle du marin pour fêter l’année nouvelle.
En ce mardi 22 janvier 2008, beaucoup de monde était présent à midi en salle « Mistral » comme en témoigne la photo ci-contre.
Belle opportunité de rencontre entre « amicalistes » et personnel ASFOY et DIRFO de la région Méditerranée (non encore adhérents !) qui aura permis de distribuer à chacun la lettre de « mobilisation », co-signée par plusieurs d’entre nous, en vue de relancer l’Amicale au plan national.
Cette lettre sera adressée dans les autres ports et outre-mer à l’ensemble du personnel portant l’insigne des Foyers et aux anciens dont nous connaissons les adresses.
Au cours du très beau (et excellent) buffet préparé par le Cercle du marin, le jury du concours « photos pour rire » a décerné la « bulle d’or 2007 » à Pierre Vieuville, la « bulle d’argent » à Evelyne Valet, et la « bulle de bronze » à Nicole Risacher. Ensuite, le vote du public a permis d’attribuer « Le Phylactère » à Bernard Hipault. Encore bravo aux talentueux lauréats.
En 2008, le jury vous proposera une seule session par trimestre. La première photo soumise à votre créativité humoristique figure en annexe.
Autres talentueux adhérents qu’il convient de citer : Raymond Mourcel pour la réalisation du diaporama consacré aux réunions de l’Amicale en 2007, et Bernard Porcon pour son « magic show » en fin de repas. Merci à tous les deux pour ces surprises !
Sachez aussi que l’équipe dirigeante de la section de Toulon a été reconduite (à l’unanimité) dans ses fonctions pour un an. Jean-Philippe Noblet (Président) – Patrick Chenevard (Vice-Président) – Bernard Hipault (Secrétaire) – Nicolas Chamoulaud (Trésorier) vous remercient de votre confiance.
Vous trouverez au verso le calendrier prévisionnel des activités programmées cette année. Des dates restent à préciser, elles seront communiquées dès que possible. J’espère que les sorties prévues hors du cadre Marine vous séduiront.
Jean-Philippe Noblet
Président de l’amicale des foyers – Région sud

Lettre de liaison n°2-2008
Chers Amis,
Le Cercle Officiers Mariniers de Toulon constituait la seconde escale prévue dans la feuille de route de l’Amicale pour 2008.
L’escale de ce lundi 3 mars, préparée par le LV Jean-Vincent Ladislas, directeur délégué du Cercle, fut des plus agréable et conviviale.
Au café, chacun a pu (longuement) apprécier le confort du nouveau mobilier disposé sur la terrasse rénovée du Cercle avec en arrière plan le massif du Faron baigné de soleil.
Cette escale fut également l’occasion d’officialiser la création du site Internet de l’Amicale.
L’adresse est la suivante : www.amicale-foyers-marine.org
Précipitez-vous, si ce n’est déjà fait, à la découverte de ce site, qui répond à deux objectifs :
- Présenter et traiter de la vie de notre Amicale ;
- Faire connaître l'histoire des Foyers de la Marine nationale.
Comme annoncé au repas, je vous confirme la visite d’un sous-marin nucléaire d’attaque, le samedi 5 avril 2008, au profit des adhérents de l’amicale (à jour de leur cotisation), leur conjoint et enfant(s) de 10 ans minimum.
Vous voudrez bien noter par ailleurs que, compte tenu de cette visite, le déplacement au Cercle de l’ALAT au Luc, initialement prévu courant avril, est remis à plus tard.
Bien amicalement et à bientôt.
Jean-Philippe Noblet
Président de l’amicale des foyers – Région sud

Lettre de liaison n°3-2008
Cher Amis,
Cette fois-ci, une photo d’un format inhabituel pour la lettre de liaison afin de rapporter le rendez-vous tout aussi inhabituel qui nous a permis de monter à bord du sous-marin nucléaire d’attaque Casabianca, le 5 avril dernier.
Je crois pouvoir affirmer que tous ceux présents, qu’ils soient jeunes ou plus anciens, garderont longtemps en mémoire des images fortes de leur passage dans les entrailles de cette « machine de guerre ».
En parlant d’images, le jury du concours « photos pour rire » a le regret de vous faire savoir que faute d’une participation « significative » au premier trimestre, le concours est annulé pour 2008.
Dommage… Si vous avez une nouvelle idée d’animation participative, je suis preneur !
Sur un autre plan, votre soutien individuel faisant notre force collective, je vous engage à vous inscrire au site www.amicale-foyers-marine.org et à vous abonner à sa « newsletter » (c’est gratuit). Vous aurez ainsi accès à toutes les fonctionnalités du site et recevrez régulièrement des nouvelles concernant sa mise à jour.
Notre prochain rendez-vous est fixé au Cercle Naval de Toulon, le lundi 5 mai 2008, pour un repas à midi.
(...)
Bien amicalement et à bientôt.
Jean-Philippe Noblet
Président de l’amicale des foyers – Région sud

Lettre de liaison n°4-2008
Chers Amis,
Notre rendez-vous au Cercle Naval de Toulon, le lundi 5 mai 2008, a permis de réunir à table une vingtaine de convives comme en témoigne la photo ci-contre.
A cette occasion, ce fut un réel plaisir de rencontrer Robert et Jacqueline Pizay qui ont décidé de rallier nos rangs et d’apporter leur soutien au travail de mémoire sur l’histoire des Foyers (plusieurs textes de Robert Pizay figurent déjà sur le site www.amicale-foyers-marine.org.
Pour avoir permis ce sympathique rendez-vous, il convient, bien entendu, de remercier l’EV1 Lydie Castore, directrice déléguée du Cercle Naval.
Suite à l’invitation lancée au cours du repas au Cercle Naval, nous étions quelques-uns, le vendredi 16 mai, à l’espace Bazeilles du Club Sportif et Artistique Méditerranée (CSAM) pour inaugurer le local de la section « Histoire des Foyers ». Cette structure va considérablement faciliter le travail d’exploitation des documents historiques et en faciliter l’archivage. Actuellement forte de six membres, la section est ouverte à tous ceux ou celles que le travail sur les archives des Foyers intéresse… Avis aux amateurs et amatrices !
Notre prochain rendez-vous est fixé au Centre de détente du Cap Brun, le mardi 3 juin 2008, pour un repas à midi.
A cette occasion, j’aurais l’occasion de faire le point sur l’avancée des contacts avec la section de Lorient en vue de valider conjointement les statuts modifiés de notre Amicale. Des postes sont à pouvoir pour constituer le Comité de direction provisoire (4 places). Il serait logique que des « toulonnais » figurent dans cette instance nationale, n’hésitez donc pas à me faire connaître votre candidature.
Bien amicalement et à bientôt.
Jean-Philippe Noblet
Président de l’amicale des foyers – Région sud

Lettre de liaison n°5-2008
Chers Amis,
Convivialité, plaisir de se retrouver, d’échanger, et bien entendu d’apprécier les crêpes avec une bolée de cidre, notre rendez-vous au Cap Brun, le mardi 3 juin 2008, fut un moment fort sympathique passé dans un endroit qui ne manque pas de charme.
Pour avoir préparé à notre profit ce rendez-vous rituel à l’approche de l’été, il convient, bien entendu, de remercier le PM ASFOY Guillaume Depauw, responsable du Centre de détente.
Cette année, notre réunion comportait également un autre aspect, plus studieux, consacré à l’approbation de l’organisation future de notre Amicale et à son fonctionnement, tant national que local.
Vos votes, approuvant à la majorité absolue les nouveaux statuts de l’Amicale modifiant ceux de 1994, sont une réelle satisfaction pour moi qui porte ce projet depuis plus d’un an. Je tiens à remercier ceux, qui, notamment en 2007 à travers un groupe de travail ad-hoc, m’ont apporté leur temps et leur réflexion.
Le délai pris pour rédiger cette lettre de liaison me permet de vous faire connaître que nos camarades de Lorient ont également approuvé (à l’unanimité) les nouveaux statuts. Pierre Vieuville et moi-même allons donc rallier le Conseil d’administration de l’Amicale.
Comme je l’ai expliqué au Cap Brun, ne pouvant cumuler présidence « nationale » et présidence « locale », j’ai eu l’honneur et le plaisir de vous proposer de coopter le LV Bernard Hipault comme nouveau Président de la Section locale de Toulon. Elu à l’unanimité, vous ne pouviez faire meilleur choix. Merci Bernard d’avoir accepté cette suite. C’est aussi un beau symbole pour l’Amicale…
En vous souhaitant de passer un très agréable été.
Jean-Philippe Noblet
Président de l’amicale des foyers – Région sud

Lettre de laison n°6-2008
Chers Amis,
Les 24 juin et 17 juillet dernier ont été l’occasion de réunir les personnels militaires et civils de Toulon CSF, ainsi que les amis et amicalistes, d’une part pour mon pot de départ de la formation cercles, sport et foyers, et d’autre part pour assister à la cérémonie de prise de commandement de mon successeur, le capitaine de frégate François Monteil.
Deux moments forts qu’il m’a été très agréable de partager avec mon équipe des cercles de la marine et ceux d’entre vous, amis de l’amicale, qui avez pu être présents physiquement.
Dans quelques jours, après quelques semaines très appréciées de vacances familiales, je rejoindrai CECMED dans de nouvelles fonctions de chef du bureau Conditions du personnel de la marine. Et si je m’éloigne un peu de notre « maison », je n’en oublie pas les hôtes des lieux que vous êtes.
Notre prochain rendez-vous est fixé au lundi 08 septembre. Le fort Saint Louis, annexe du cercle naval, nous accueillera à quelques jours de la fin de saison pour un déjeuner en terrasse.
(...)
Bernard Hipault
Président de l’amicale des cercles et foyers
Section de Toulon

Lettre de liaison n°7-2008
Chers Amis,
Le 08 septembre dernier, nous nous sommes retrouvés sur la terrasse du Fort Saint Louis, résidence d’été des habitués du cercle naval de Toulon que certains de nos camarades ont eu le plaisir de découvrir.
Nous avons été chaleureusement accueillie par le premier-maître Christelle Arcelin, nouvelle directrice adjointe du cercle naval en compagnie de son prédécesseur, le maître principal Rodolphe Ancian, la directrice déléguée, Lydie Castore, étant temporairement absente en raison d’une maternité dont l’échéance est désormais très proche.
Vous remarquerez à l’horizon la ligne élégante du superbe navire école « Amerigo Vespucci » qui nous a fait l’honneur de mouiller au large du fort le temps de notre repas.
Notre prochain rendez-vous est fixé au lundi 06 octobre au cercle du marin de Toulon.
(...)
Bien amicalement et à bientôt.
Bernard Hipault
Président de l’amicale des cercles et foyers
Section de Toulon

Lettre de liaison n°8-2008
Chers Amis,
Notre dernier rendez-vous au cercle du marin, s’il fut comme à l’accoutumée très cordial et animé, aura été marqué par l’absence de notre photographe attitré (Raymond) et de son suppléant (Richard) qui auront succombé à la même date, pour le premier aux charmes du Tyrol et, pour le second à l’exotisme de la Chine.
Je ne peux donc joindre à la lettre de liaison la preuve de notre plaisir à se retrouver entre amicalistes et amis mais nous y étions nombreux et joyeux.
Nous pourrons cependant reprendre la pose lors de notre prochain rendez-vous, fixé au mercredi 12 novembre 11h15 au cercle des officiers-mariniers.
Avant le traditionnel apéro/déjeuner, nous nous retrouverons en assemblée générale dans l’une des salles que Jean-Vincent Ladislas, directeur du cercle, mettra à notre disposition. Vous recevrez par envoi ou mail le dossier préparatoire à cette assemblée pour laquelle je nous espère nombreux.
(...)
Bernard Hipault
Président de l’amicale des cercles et foyers
Section de Toulon

Lettre de liaison n°9-2008
Chers Amis,
Notre dernière rencontre du 12 novembre avait, outre le plaisir mensuel des retrouvailles, pour objet principal de se réunir en assemblée générale ordinaire puis extraordinaire afin de faire valider par l’ensemble des membres actifs de notre amicale, les points évoqués dans la dernière lettre de Jean–Philippe Noblet.
(…) nous étions nombreux pour acter les décisions, au nom des membres présents et des membres qui nous ont adressés leurs pouvoirs et procurations.
A l’issue des assemblées, Jean Philippe a immédiatement pris contact par téléphone avec nos camarades de la section de Lorient pour les informer de la tenue de cette séance et des résultats obtenus. Le procès-verbal qu’il a rédigé fait désormais route vers la sous-préfecture de Lorient pour enregistrement des modifications de nos statuts. Ainsi va naître la toute nouvelle association « amicale du personnel des cercles et foyers de la marine » (APCFM) dont le siège est situé au cercle de la marine de Lorient, composée à ce jour d’une section locale à Lorient et d’une section locale à Toulon.
Je salue donc par cette lettre l’élection au titre de membres élus au conseil d’administration :
- président de l’APCFM, Jean –Philippe Noblet,
- administrateur, Pierre Vieuville
- trésorier Jocelyn Le Bozec
et la nomination au titre de membres es qualité :
- secrétaire général, Daniel Larcher
- administrateur, Bernard Hipault
(...)
Bernard Hipault
Président de l’amicale des cercles et foyers
Section de Toulon

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L'Amicale : Archives 2007 - Lettres de liaison Amicale Toulon - par NEMO le 11/01/2010 @ 12:57 |

Lettre de liaison n°1-2007Lettre de liaison n°2-2007Lettre de liaison n°3-2007Lettre de liaison n°4- ...
Nota : Ces archives de la Lettre de liaison peuvent ne pas reproduire l'intégralité des textes et ne restituent pas les photos éventuellement contenues dans les documents d'origine adressés directement aux adhérents de l'Amicale. Ces photos sont toutefois visibles à la rubrique "L'Amicale", sous-rubrique "Photos" de la boite "Médiathèque"
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Lettre de liaison n°1-2007
Chers Amis,
Jean-Paul Barraud nous avait donné rendez-vous au Cercle du marin, ce lundi 22 janvier 2007, pour fêter l’année nouvelle, et procéder, selon l’usage établi, à la désignation annuelle du président de notre amicale.
Le repas, moment privilégié de ce genre de rencontre, fut en tout point apprécié par la vingtaine de convives présents. Pour autant, chacun fut attentif aux nouvelles concernant quelques camarades absents.
Avant de partager la traditionnelle galette, René Fernandez nous gratifia, avec le talent de conteur émérite qu’on lui connaît, de quelques anecdotes dont il a le secret.
A l’unanimité des présents, et selon leur bon vouloir, je préside désormais aux destinées de notre amicale. Il serait incongru de ma part de prétendre que vous avez fait le bon choix. Sachez toutefois que je suis totalement serein et confiant quant à la poursuite de nos activités, bénéficiant à mes côtés de la présence de Patrick Chenevard en tant que vice-président, et de celle de Nicolas Chamoulaud (directeur délégué du cercle du marin) en qualité de trésorier de l’amicale.
Voilà pour les nouveaux « dirigeants », mais en réalité, vous savez que rien ne se ferait sans l’indéfectible soutien de Bernard Hipault, commandant la formation Toulon CSF.
J’aurais l’occasion lors de notre prochain rendez-vous, lundi 5 février à midi au Cercle du Marin, de vous dévoiler le calendrier prévisionnel 2007 de l’amicale. Ce dernier s’inscrira naturellement dans le droit fil des pratiques antérieures, avec, entre autres, l’objectif de visiter un bâtiment de guerre.
Ce premier contact épistolaire est aussi l’occasion pour moi d’évoquer devant vous le problème de l’existence juridique de notre amicale qui, aujourd’hui, fonctionne sans statuts propres. Bien entendu la situation peut perdurer ainsi. Point n’est besoin d’être une association reconnue d’utilité publique pour nous rencontrer de façon plus ou moins régulière dans « un cadre agréable et gai » et partager un bon repas ! Il me semble toutefois que l’objet social de notre amicale pourrait (devrait) être plus ambitieux pour un tas de bonnes raisons objectives.
Si vous êtes quelques uns à partager cette conviction, je vous proposerai dans un proche avenir une réunion exploratoire sur ce thème.
Merci de m’avoir lu, et tous mes vœux pour vivre pleinement l’année 2007.
Jean-Philippe Noblet Président de l’amicale des foyers – Région sud

Lettre de liaison n°2-2007
Chers Amis,
Au vu des deux photographies qui illustrent cette lettre, d’aucuns pourraient croire que notre second rendez-vous de l’année, ce lundi 5 février 2007 au Cercle du Marin, fut relativement studieux. De fait, ces attitudes appliquées témoignent de deux moments d’importance pour la vie de notre amicale en 2007 :
- la mise à jour des coordonnées des « amicalistes » ; - la communication du calendrier prévisionnel d’activités.
Concernant le premier point, le recensement des adresses « e-mail » doit permettre de faciliter et d’accélérer la communication interne. Ainsi, il a été décidé, à l’unanimité des présents, de remplacer les envois postaux par des courriels chaque fois que possible.
S’agissant du second point, vous voudrez bien trouver, au verso, le calendrier prévisionnel d’activités. J’espère de tout cœur que la variété de nos rendez-vous futurs intéressera le plus grand nombre (personnel en activité, retraités, conjoints et sympathisants).
Il me reste à vous préciser que le prix du repas au Cercle Naval de Toulon, lundi 5 mars, est fixé à (...)
Bien amicalement à tous et à bientôt.
Jean-Philippe Noblet Président de l’amicale des foyers – Région sud

Lettre de liaison n°3-2007
Chers Amis,
Notre troisième rendez-vous de l’année, le lundi 5 mars 2007, au Cercle Naval de Toulon n’aura réuni qu’une dizaine d’adhérents retraités ; nos camarades en activité de service profitant de cette période de vacances pour « déserter nos rangs ».
Je ne saurais leur en tenir rigueur, d’autant que notre prochain rendez-vous, le lundi 2 avril, au CIN Saint-Mandrier, s’annonce comme un moment exceptionnel dans la vie de l’amicale.
Voici le programme concocté par L’EV1 Grégory Demoutiez, directeur délégué du Centre de loisir du CIN :
- 09h45 point de rendez-vous sur le quai Kronstadt
- 10h00 embarquement des membres de l'amicale (chaloupe Marine)
- 10h30 débarquement aubette nord et prise en charge par bus
- 10h45 visite du centre de loisirs E.Boissat site Cépet
- 11h45 fin visite
- 12h00 apéritif en présence CDT du CIN salle Moussing (si dispo)
- 12h15 déjeuner en présence CDT du CIN salle Moussing (si dispo)
- 13h30 café au bar du site Cépet
- 13h45 prise en charge en bus
- 14h00 film CIN salle Clémenceau
- 14h30 visite salle tradition
- 15h00 visite salle moteur
- 15h30 visite du centre de loisirs E. Boissat site ST Georges
- 16h00 embarquement chaloupe aubette nord
- 16h30 retour vers Toulon quai Kronstadt
Il me reste à vous préciser que le prix du repas est fixé à (...). Pour participer à cette journée, merci de vous inscrire, avant le 20 mars, auprès du Centre de loisirs Elisabeth Boissat (...).
Bien amicalement à tous et à bientôt.
Jean-Philippe Noblet Président de l’amicale des foyers – Région sud

Lettre de liaison n°4-2007
Chers Amis,
Commencée avec une traversée de la rade en chaloupe militaire, la journée passée au C.I.N. Saint-Mandrier, le lundi 2 avril 2007, aura tenu toutes ses promesses. Pour beaucoup d’entre nous, les sites Cépet et St-Georges du centre de loisirs Elisabeth Boissat correspondent à d’anciennes affectations et autres passages à l’école des ASFOY le temps d’un cours ou d’un stage entre 1972 et 1994. Moment d’émotion donc, mais aussi pleine satisfaction d’avoir pu appréhender la réalité d’aujourd’hui et le travail des équipes en place.
Merci à Grégory Demoutiez pour avoir été l’artisan de cette visite particulièrement réussie.
Après notre passage en terre mandréenne, j’ai le plaisir de vous confirmer que notre prochaine escapade nous permettra de découvrir un environnement sensiblement différent, celui de la Base d’Aéronautique Navale d’Hyères – Le Palyvestre.
Le MT Paulo Gomes, directeur délégué du Centre de loisirs, nous donne rendez-vous le lundi 14 mai 2007, à 11h00, à l’entrée de la B.A.N. où notre groupe sera pris en charge. Au programme : visite des installations du centre de loisirs, repas au centre de restauration, visite de l’annexe club le Pingouin en bout de piste, visite d’un atelier aviation (à confirmer). Fin de visite prévue vers 15h30/16h00.
Le prix du repas est fixé à (...).
Bien amicalement à tous et à bientôt.
Jean-Philippe Noblet Président de l’amicale des foyers – Région sud
P.S : Le Cercle Naval de Saint-Tropez accueillera notre amicale du 1er au 2 octobre 2007. Ce déplacement de deux jours avec une nuitée au cercle nous permettra de découvrir la ville et son port au moment des régates « Les voiles de St-Tropez », ainsi que le marché provençal le mardi matin.
Lettre de liaison n°5-2007
Chers Amis,
La Base d’Aéronautique navale d’Hyères - Le Palyvestre nous a ouvert ses portes le lundi 14 mai 2007. Débutant tout naturellement par la visite du centre de loisirs, notre groupe, constitué d’une vingtaine de membres, a pu pleinement apprécier toute la convivialité régnant en ces lieux.
L’attractivité des visites programmées à l’issue du déjeuner fut tout aussi réelle. A tel point même, qu’après nous être intéressés au travail des contrôleurs aériens et au simulateur Lynx, notre retard a engendré l’annulation du déplacement prévu vers la flottille 35F ! Voilà un bon prétexte pour revenir…
Mais d’ores et déjà, un grand merci au premier-maître Asfoy Paulo Gomes pour avoir été l’artisan de cette belle visite.
Après la plaine du Palyvestre, changement de décors assuré pour notre prochaine escapade au milieu des falaises du Centre de détente du Cap Brun, le lundi 11 juin 2007.
En préambule à cette journée, je vous donne rendez-vous dès 10h30, au Cercle du Marin, pour écouter l’exposé de Bernard Hipault relatif à la nouvelle organisation des « foyers » devenus « cercles » et autres « centres de loisirs ». Une occasion unique de se mettre à niveau…
Merci de confirmer votre présence à la conférence et au repas du Cap Brun, avant le mercredi 6 juin, auprès du secrétariat de Toulon CSF au (...).
Pour finir, concernant le déplacement au Cercle naval de St-Tropez, les lundi 1er et mardi 2 octobre 2007, je demande à tous ceux qui envisagent de passer la nuitée sur place au Cercle naval de se faire connaître avant le 28 juin auprès du secrétariat de Toulon CSF (voir supra).
Chacun comprendra que ce préavis inhabituel est nécessaire à la bonne organisation du séjour, sachant que le ralliement le mardi matin, pour retrouver ceux arrivés la veille et partager ensemble le repas de midi, reste bien entendu possible (pointage prévu courant septembre).
Bien amicalement à tous et à bientôt.
Jean-Philippe Noblet Président de l'amicale des foyers- Région sud

Lettre de liaison n°6-2007
Chers Amis,
Notre rendez-vous du 11 juin 2007 fut à la fois studieux et convivial :
- Le matin, halte au Cercle du marin pour assister à la présentation très instructive de Bernard Hipault concernant la nouvelle organisation des Cercles et Foyers ;
- A midi, arrivée au Centre de détente du Cap Brun pour déjeuner tout en profitant du cadre idyllique du site.
Depuis, la saison estivale bat son plein et traditionnellement à cette période l’Amicale se donne un moment de relâche. Pourtant cet été plusieurs actions auront marqué l’emploi du temps de certains d’entre-nous.
En premier lieu, il s’agit d’évoquer l’invitation à petit-déjeuner, le mardi 24 juillet 2007, au fort de l’Eguillette. Ceux qui étaient présents garderont longtemps le souvenir du départ des grands voiliers participant à la Tall ship’s race.
Par ailleurs, le jury du concours « photos pour rire » a rendu son verdict et je vous invite à découvrir les photos primées lors de la première session. Bravo pour leur sens de l’humour aux participants tout en espérant que la photo choisie par le jury pour la seconde session du concours inspire encore plus de créateurs de bulles (...).
Enfin, le groupe de travail constitué pour refondre les statuts de l’Amicale s’est réuni à trois reprises depuis juin et a terminé ses travaux. J’aurai l’honneur de vous présenter pour avis le nouveau texte à l’occasion de notre réunion de « rentrée », début septembre.
Notre prochain rendez-vous est fixé au lundi 10 septembre 2007 pour un repas au Cercle des officiers mariniers (le prix du repas n’est pas connu à ce jour). Merci de confirmer votre présence à ce repas, entre le lundi 3 et le mercredi 5 septembre, auprès du secrétariat de Toulon CSF (...).
Bon été à tous.
Jean-Philippe Noblet Président de l’amicale des foyers – Région sud

Lettre de liaison n°7-2007
Chers Amis,
Programmé le lundi 10 septembre 2007 au Cercle des Officiers Mariniers, le repas de « rentrée » de l’Amicale n’a rassemblé qu’une douzaine d’adhérents. Certaines absences s’expliquant par des occupations touristiques programmées depuis longtemps et, celles de nos camarades en activité de service, par des agendas surchargés, je garde bon espoir de rendez-vous futurs où nous serons plus nombreux.
Comme annoncé, cette réunion a également permis de valider le projet de texte concernant la refonte des statuts de l’Amicale.
Les membres de l’Amicale ayant une adresse e-mail recevront copie de ce texte avec la présente lettre de liaison. Pour les autres, et afin de limiter le coût du tirage, les copies seront effectuées au vu des demandes qui me parviendront (...).
La phase suivante consiste maintenant à recueillir l’avis des « anciens dirigeants de l’Amicale » du côté de Lorient et si possible celui des personnes en charge des foyers et cercles au sein de la Marine.
Sur un tout autre plan, je vous rappelle l’ouverture de la seconde session du concours « photos pour rire » (date limite d’envoi le 21 septembre). Pour ceux que la transmission par Internet rebute, n’hésitez pas à m’expédier vos bulles par voie postale.
Notre prochain rendez-vous est fixé au Cercle Naval de Saint-Tropez les lundi 1er et mardi 2 octobre 2007.
J’incite ceux devant passer la nuitée au Cercle Naval à vérifier l’enregistrement de leur réservation auprès de l’établissement (le dîner est prévu sur place) et ceux arrivant à Saint-Tropez pour le seul repas du mardi midi à confirmer leur présence (...).
Bien amicalement à tous et à bientôt.
Signé : Jean-Philippe Noblet Président de l’amicale des foyers – Région sud

Lettre de liaison n°8-2007
Chers Amis,
J’ai la faiblesse de croire que notre rendez-vous à Saint-Tropez, le lundi 1er et mardi 2 octobre, fut en tout point réussi.
Cette année, la possibilité d’arriver la veille de notre repas de cohésion aura permis à la majorité d’entre nous de découvrir le village et les magnifiques voiliers rassemblés dans le port pour « Les voiles de St-Tropez ». Côté météo, comme en témoigne la photo souvenir (...), le grand beau temps régnait pour notre venue dans la cité du bailli de Suffren.
La réussite de ce séjour doit aussi beaucoup à Philippe Wallois qui nous a reçus au cercle naval avec beaucoup d’attention et de gentillesse. Merci à lui et à son équipe.
Bien entendu, le concours « photos pour rire » se poursuit. Vous trouverez accompagnant cette lettre les résultats de la seconde session et l’affichette annonçant la session suivante. La date limite d’envoi de la photo retouchée est fixée au 31 octobre 2007. Pour ceux que la transmission par Internet rebute, n’hésitez pas à me faire parvenir vos bulles par voie postale.
Notre prochain rendez-vous est fixé au lundi 12 novembre 2007 pour la visite du Bataillon des Marins Pompiers (BMP) à Marseille. Comme annoncé à St-Tropez, le déplacement en train est retenu. Le rendez- vous est fixé à 08h00 à la gare de Toulon pour un départ à 08h15 (TER arrivant à Marseille St-Charles à 09h12 où un bus du BMP prendra en charge notre groupe).
Pour ce déplacement exceptionnel qui nous fera découvrir, entre autres, l’entraînement des marins pompiers, je vous demande de bien vouloir me confirmer téléphoniquement votre inscription dès que possible en me joignant (...)
Bien amicalement,
Signé : Jean-Philippe Noblet Président de l’amicale des foyers – Région sud

Lettre de liaison n°9-2007
Chers Amis,
Cette fois-ci, deux photos viennent illustrer la lettre de liaison, le rythme des rendez-vous de l’Amicale étant supérieur à ma capacité épistolaire…
(...) vous remarquerez l’effort vestimentaire fait par certains pour la visite au Bataillon de Marins-Pompiers de Marseille le 12 novembre ! Nous n’étions pas très nombreux, c’est dommage car cette visite était fort instructive et conviviale. Merci à l’EV1 Patrick Brunet, directeur du foyer, pour tout cela.
Notre groupe avait quelque peu doublé le 3 décembre à l’occasion du repas au Cercle du Marin. Vous l’aurez compris, la photo a été prise avant de passer à table comme en témoigne ce bel ordonnancement sur les marches de la salle de restaurant.
Merci à l’EV1 Nicolas Chamoulaud qui sait toute l’estime que nous lui portons puisque c’est aussi le trésorier de l’Amicale à Toulon!
Entre les deux rendez-vous évoqués, il convient de vous rapporter le déplacement d’une délégation de l’Amicale au CIN St-Mandrier pour assister à la commémoration aux victimes de l’accident aérien survenu le 25 novembre 1977 parmi lesquelles figuraient la directrice de foyer Elisabeth Boissat et l’assistant de foyer Luc Kuntz.
Par ailleurs, accompagnant cette lettre, vous trouverez les résultats de la session 3 du concours « photos pour rire » et l’annonce de la session suivante qui sera la dernière du cycle 2007. A son issue, le jury attribuera les bulles « d’or », « d’argent » et « de bronze ».
Notre prochain rendez-vous est fixé au Cercle du Marin, le mardi 22 janvier 2008, pour fêter l’année nouvelle en compagnie de tous nos camarades d’active. Au programme : repas, galette des rois, élection du président de section, vœux de nouvel an, calendrier d’activités 2008, résultats du concours « photos pour rire » et attribution du prix « le phylactère ».
Merci de confirmer votre présence auprès du Cercle (...)
Très bonnes fêtes de fin d’année,
Signé : Jean-Philippe Noblet Président de l’amicale des foyers – Région sud

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L'Amicale : L'Amicale à Toulon - La lettre de liaison - par NEMO le 20/08/2010 @ 10:33 |

Lettre de liaison n°1-2010
Lettre de liaison n°2-2010
Lettre de liaison n°3-2010
Lettre d ...
Nota : Cette version en ligne de la Lettre de liaison peut ne pas reproduire l'intégralité des textes et ne restitue pas les photos contenues dans les documents d'origine adressés directement aux adhérents de l'Amicale. Ces photos sont toutefois visibles à la rubrique "L'Amicale", sous-rubrique "Photos" de la boite "Médiathèque" cliquez ici.
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Lettre de liaison n°1-2010
Chers Amis,
Notre dernière rencontre de l’année 2009 avait, outre le plaisir mensuel des retrouvailles, pour objet de réunir le conseil d’administration puis l’assemblée générale de notre association à l’initiative de notre président national, Jean–Philippe Noblet.
Nous étions nombreux en ce 14 décembre, à Toulon et Lorient pour y assister puisque que nos camarades de la façade Atlantique étaient en liaison téléphonique depuis le cercle mixte de Lorient. Nous avons pu ainsi délibérer et acter les décisions inscrites à l’ordre du jour. Ce fut aussi l’occasion de communiquer en direct et d’échanger des nouvelles sur les uns et les autres, présents ou absents.
2010 sera, je le souhaite expressément, une année faste pour notre amicale et ses membres. A l’heure des changements importants que connaissent notre ministère et notre institution cercles et foyers, l’APCFM doit confirmer l’importance des liens existants et aider, au travers de la section histoire des foyers du CSAM, à enrichir le patrimoine culturel et historique des Foyers, témoignant ainsi des actions réalisées à travers le temps.
Notre prochain rendez vous est fixé au (...).
Avant la traditionnelle galette des rois que nous partagerons comme chaque début d’année nouvelle, j’aurais le plaisir de convier les membres de l’amicale à mon pot de départ en retraite auquel je convie également des autorités et collègues de la préfecture maritime ainsi que des amis chers avec qui j’ai eu plaisir à partager des moments forts au sein de ma marine.
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon
Lettre de liaison n°2-2010
Chers Amis,
Notre précédente rencontre, fin janvier au club house du club nautique de la marine, a permis d’une part de réunir les membres de la section de Toulon autour de la galette des rois (qui, contrairement à ce qui se pratique dans certains milieux dits autorisés, enfermait bien la fève et le santon) et d’autre part de réunir mes amis civils et militaires, actifs et retraités, autour d’un pot à l’occasion de mon départ de l’institution. J’ai été particulièrement touché par vos marques de sympathies et la convivialité que nous avons pu partager en ces quelques instants.
L’occasion m’a été donnée d’évoquer « ma marine » et ce qu’elle m’aura apportée : « Je me plais à dire que, si j’ai beaucoup donné à la Marine, la Marine m’a beaucoup donné. Il est difficile de dire réellement pourquoi à 17 ans j’ai choisi de m’engager dans la marine, mais au fil des ans, j’ai su pourquoi j’ai voulu y rester. (…/…). Elle m’a donné l’occasion d’occuper des emplois qui du plus modeste au plus important ne m’auront apporté que satisfaction et plaisir.
Elle m’a donné l’occasion d’exercer des métiers ou des fonctions parfois totalement décalées ou à l’opposé les unes des autres.
Pendant 36 ans, j’ai ainsi été tout à la fois ou tour à tour militaire, marin, opérateur, directeur, commandant, gestionnaire, animateur de radio télé, producteur de spectacle, excursionniste, magasinier, agent de voyage, débitant de tabac, projectionniste, amuseur public, éducateur, assistant social, réalisateur télé, journaliste, instructeur, trésorier, président de club, assistant de commandement, organisateur de tournoi sportif, hôtelier, restaurateur, organisateur d’événement. (…/…) ».
Un camarade, dans l’assistance, a ajouté : l’homme-orchestre. C’est sans doute le terme qui qualifie le mieux la spécialité d’assistant de foyer et de directeur de foyer. Plaise à la marine que ce métier aussi atypique puisse continuer à s’exercer, que les cercles et foyers continuent d’exister et qu’ils constituent toujours un pilier autour duquel se renforce la cohésion de nos marins, civils et militaires.
Notre prochain rendez vous est fixé au (...).
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon
Lettre de liaison n°3-2010
Chers Amis,
Pour notre précédent rendez-vous, le LV Grégory Demoutiez, directeur du cercle, nous a accueilli avec sa gentillesse habituelle et nous avons regretté que ses occupations ne lui ai pas permis de se joindre à nous pour le déjeuner. Entre le fromage et le dessert, Bernard Porcon n’a pas hésité à surprendre nos amicalistes par ses tours de magie et nous rappeler ses talents d’illusionniste.
Pour les amateurs d’aéronautique, sachez que la marine va fêter le centenaire de l’aéronautique navale. Notre camarade Richard Bresson a remis la casquette de CF® et fait partie de l’équipe chargé de l’organisation de l’événement (voir le site de l’APCFM : information dans la rubrique petites annonces et comme billet du Blog avec lien vers le site défense. gouv).
En pièce jointe de cette lettre de liaison, vous trouverez le compte-rendu de l’assemblée générale de l’APCFM qui s’était tenue en décembre dernier.
Pour celles et ceux qui n’avaient pu être présent, vous pourrez ainsi prendre connaissance des points évoqués en cette occasion. Enfin, ci-joint le bulletin d’adhésion à l’amicale pour nos retardataires…
A l’issue du repas, nous étions quelques-uns à nous réunir à l’Oratoire, dans le local de la section bibliothèque-histoire des foyers.
Notre prochain rendez vous est fixé au (...).
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon
Lettre de liaison n°4-2010
Chers Amis,
Pour notre rendez-vous d’avril, au cercle des officiers-mariniers, l’amicale accueillait un invité de marque en la personne du capitaine de vaisseau Benoit Coppin, actuel président du conseil d’administration de l’EPA Cercle de la marine à Toulon.
Ce fut l’occasion de lui présenter plus en détail notre association « amicale du personnel des cercles et foyers de la marine » ainsi que la section « bibliothèque-histoire des foyers » attachée au club sportif et artistique de la marine ; deux entités juridiquement bien distinctes mais étroitement liées par leur attachement aux valeurs humaines et maritimes dispensées dans nos cercles et foyers, leurs rôles dans la préservation des données historiques de nos établissements et la valorisation de notre patrimoine auprès des plus jeunes et du public. Jean-Philippe et Raymond ont également présenté le site de l’amicale www.amicale-foyers-marine.org à notre invité mais aussi à nos adhérents de disposant pas d’internet. Tous ont souligné la richesse de ce site et l’importance du travail réalisé par nos camarades.
Ces échanges particulièrement conviviaux se sont longuement poursuivis au cours du déjeuner durant lequel nous avons pu apprécier le réel intérêt du CV Coppin pour l’implication et l’investissement des directeurs en activité dans l’accomplissement de leurs missions, malgré un contexte difficile, pour la conviction et l’ardeur des directeurs en retraite qui ont contribué à l’édification de la « maison foyer » et qui œuvrent en coulisses pour que sa flamme continue de briller.
PS : A l’invitation du président du CA, l’amicale interviendra à l’occasion de la prochaine réunion du conseil d’administration pour présenter ses actions.
Notre prochain rendez vous est fixé au (...).
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon
Lettre de liaison n°5-2010
Cher(e)s Ami(e)s,
En raison d’une météo plus qu’exécrable et plutôt inhabituelle en cette période de l’année, j’ai préféré appliquer le dicton « horizon pas net, marin, reste à la buvette » et reporter au 18 mai dernier notre rendez-vous au cercle naval de Saint-Tropez. Bien que peu nombreux, nous avons pu profiter d’un temps idéal qui aura permis aux plus courageux de réaliser une boucle en VTT sur la presqu’île, à d’autres de s’amariner sur la lagune de Port Grimaud, aux derniers de se présenter à l’heure de « l’apéro ». Et tous ont apprécié l’accueil et la restauration du cercle dont la réputation n’est plus à faire.
- Jeudi 10 juin en soirée au casino d’Hyères, la musique des équipages de la flotte de Toulon donnera un concert à l’occasion du centenaire de l’aéronautique navale. Prévenez-moi très rapidement pour que je puisse vous inscrire sur les listes d’accès et vous adresser les cartons d’invitation ;
- Dimanche 13 juin de 10h00 à 20h00 à la BAN d’Hyères, meeting du centenaire de l’aéronautique navale ;
- Jeudi 09 septembre, déjeuner et rencontre avec une délégation de l’amicale des anciens marins et de représentants de la municipalité d’Orthez, ville natale de Georges Elysée Granperrin, fondateur des foyers de la marine. J’aurais l’occasion de vous détailler le projet lors de notre prochain rendez-vous.
Notre prochain rendez vous est fixé au (...).
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon
Lettre de liaison n°6-2010
Cher(e)s Ami(e)s,
Notre précédente et dernière rencontre avant l’été et les périodes estivales s’est déroulée au Fort Saint Louis le 21 juin dernier et fut particulièrement agréable et conviviale. Nous avions eu le plaisir de compter parmi nous Ueva Salmon qui, hasard du calendrier, était présent à Toulon pour le rendez-vous mensuel de l’amicale. Une très belle occasion d’évoquer la Polynésie - que nombre de PCDF, d’Asfoy et Dirfo ont su apprécier - où il réside depuis son départ des foyers…
Un nouveau membre à APCFM-section de Toulon, Alain Labbé ; témoin que le site de l’amicale permet de recréer le lien avec des camarades plus éloignés.
Dans le calendrier à venir de l’APCFM section de Toulon, j’avais évoqué la date du jeudi 09 septembre :
Une délégation de l’amicale des anciens marins et de représentants de la municipalité d’Orthez, ville natale de Georges Elysée Granperrin, fondateur des foyers de la marine, sera en effet présente à Toulon durant la semaine. Le LV Grégory Demoutiez, directeur du cercle du marin, et le nouveau commandant de la formation CSF, nous accueilleront en salon Méditerranée pour une rencontre amicale durant laquelle il remettra au président de l’association d’Orthez une tape de bouche des foyers. Soyons nombreux pour témoigner notre attachement à l’institution « cercles et foyers » et faire connaissance de la nouvelle équipe de CSF, fraîchement mutée à l’été.
Notre prochain rendez vous est fixé au (...).
Bien amicalement et à bientôt.
Signé : Bernard Hipault
Président de la section de Toulon

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L'Amicale : L'Amicale à Lorient - Activités en cours - par NEMO le 15/10/2009 @ 16:49 |

Sortie du 22 octobre 2008
Chers amis,
Invités par le maître-principal Olivier Brie ...
Sortie du 22 octobre 2008
Chers amis,
Invités par le maître-principal Olivier Briez, Directeur du Pôle loisirs de Lann-Bihoué, nous avons découvert ses installations avec un grand enthousiasme, mêlée d’une certaine fierté.
En effet, malgré le poids administratif du changement de structure, la part d’activités culturelles, sportives, et de loisirs a été préservée et même renforcée au profit de tout le personnel de la base.
Bravo au Commandement qui a su trouver les moyens adaptés à ce nouvel « outil » et bravo au brillant Directeur, à son adjointe asfoy, et à son équipe pour leurs résultats éclatants.
Invités à la table du Président, nous avons retrouvé de nombreux actifs connus et accaparé des anciens, en revivant avec eux les époques des trois ex-directeurs du Foyer de Lann-Bihoué présents (sur fond de bagad, cinéma, Saint-Eloi, aéro-club, activités culturelles, etc. …).
La visite s’est poursuivie à la « salle des Traditions », où une dizaine d’anciens de l’aéronavale bénévoles nous ont ravis en redonnant vie, joyeusement, à ces vieux engins ravigotés, à des moteurs ressuscités, en commentant les documents, les photos datées, et les costumes d’une superbe réalisation.
Ce fut vraiment une journée chaleureuse et enrichissante appréciée de tous.
À cette occasion nous avons fait une mini-réunion pour donner quelques nouvelles :
- compte-rendu du déplacement de D. Larcher et A. Cloatre aux obsèques de Jean Oestreicher à Reims, et remerciements à ceux qui ont témoigné leur sympathie (p.j.) ;
- annonce de la naissance d’Axel dans la famille internaute de Thierry Capblancq et bravo ;
- nomination « d’Officier » dans l’ordre national du Mérite de Pierre Rebeyrol, ancien personnel du Foyer du Marin Chazelles, décoré sur le front des troupes à Lorient le 11 novembre 2008 par moi-même, avec nos félicitations.
Depuis, le 12 novembre 2008, l’assemblée générale de l’amicale s’est tenue à Toulon pour élire le conseil d’administration et approuver les modifications des statuts donnant un nouvel élan à notre amicale. Que soient remerciés ceux qui réalisèrent ce gros travail de fond.
Nous allons poursuivre en 2009 l’élargissement de nos adhésions, la récupération des archives attendues pour le "musée" des foyers en gestation à Toulon.
Ensemble souhaitons-nous un joyeux Noël, une bonne année 2009, et de bonnes nouvelles en toutes occasions.
Très amicalement.
Daniel LARCHER.
Photos souvenir - cliquez dessus pour agrandir
Sortie du 27 mai 2009
Chers amis,
Le mercredi 27 mai 2009, le Premier-maître assistant de foyer Gwenaël Bidan, Directeur de l’unité de gestion de la Base des Fusiliers Marins et des Commandos, organisait un « cochon grillé » dans ses superbes locaux, et invitait l’amicale à le partager.
Cette grillade délicieuse crée une ambiance chaleureuse, décontractée, et au milieu des fusiliers marins nous apprécions ce contact vivifiant.
Ils sont joyeux, en pleine forme, heureux de leur sort, c’est une belle tranche de jeunesse !
Parmi les cadres, nous rencontrons aussi, avec émotion, de vieux amis, qui étaient, déjà à notre époque, les piliers et les meneurs de nos clubs sportifs et nautique.
Nous souhaitons justement marquer notre passage à la salle du souvenir de l’École des Fusiliers Marins où nous attendent le Capitaine de Vaisseau (er) Loncle, Président de cette association, et le Capitaine de Corvette Nineven, Commandant Adjoint Équipage. Après une longue visite, le Major asfoy F. Bert, ancien Directeur du foyer de cette école, offre, en notre nom, une demi-coque en bois d’un voilier « type surprise », réalisée par le club nautique équipage en 1996, offerte à R. Pelletier, son Directeur, qui nous l’avait léguée.
C’est un beau témoignage de notre collaboration et de notre attachement à la spécialité de « fusiliers marins».
Très amicalement
Daniel LARCHER
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Rendez-vous du 3 octobre 2009
Chères amies,
Chers amis,
Le 3 octobre 2009 se sont réunis pour un goûter automnal : Georgette Picornell, Roselyne et Jocelyn Le Bozec, Nicole et François Bert et leur petite fille Nina, Agnès et Thierry Capblancq, Jocelyne et Jo Gautier, Vanina et Gérard Kerhoas et leur fille Coralie, Maryse et Éric Petit, Jeannine, Daniel et Éric Larcher.
Les épouses par leur conviviale présence, le plaisir de se découvrir, de se reconnaître, ont créé une ambiance particulièrement chaleureuse.
Les époux en pleine démonstration « d’exploits antérieurs partagés » n’étaient même pas ralentis en dégustant les délicieuses pâtisseries « maisons ».
Ainsi l’idée de poursuivre, au beau temps, ce type d’accueil familial a été envisagé par quelques uns.
Nous avons noté les regrets, et donné des nouvelles des absents retenus par l’éloignement, le service, ou la famille.
Nous préparons une liste nominative des fonctions et affectations successives depuis 1950 sur Lorient, et contribuerons à nourrir le « SITE WEB AMICALE ».
À plus tard pour la galette des rois.
Bien amicalement,
D. Larcher.

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L'Amicale : Photo mystère - La dernière en date - par NEMO le 02/10/2009 @ 17:52 |

Identifiez la ou les personne(s) figurant sur une photo issue de nos archives.
Cette fois ...
Identifiez la ou les personne(s) figurant sur une photo issue de nos archives.
Cette fois, il s'agit de reconnaître ce jeune animateur de loisir (ANILO), photographié en 1970 à Lorient (Cliquez sur l'image). Pour vous mettre sur la voie, sachez qu'il a fini sa carrière de Directeur de Foyer en 1998 avec le grade de Capitaine de Corvette.
Si vous n'avez pas trouvé Cliquez ici
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L'Histoire des Foyers : A la une - par NEMO le 24/06/2009 @ 00:00 |

L'O.R.T.F. ET LA MARINE A BREST
Retranscription d'activités récréatives exceptionnelles réali ...
L'O.R.T.F. ET LA MARINE A BREST
Retranscription d'activités récréatives exceptionnelles réalisées le 12 avril 1966 grâce à l'action de la Direction des Foyers à Brest
Le « RICHELIEU » a été placé au premier plan de l’actualité le mardi 12 avril (ndlr : 1966). En effet, il accueillait à son bord ce jour-là plusieurs émissions de variétés de l’O.R.T.F qui avait choisi ce cadre prestigieux pour procurer à plus de deux mille marins une soirée récréative d'une très grande qualité.
Ainsi les « 400 coups » de Jean BARDIN précédé du « Hit Parade » réalisé sur le « BOUVET », les « Coulisses de l'Exploit » et le Journal Parlé Télévisé, s'étaient donné rendez-vous sur la plage avant du « RiCHELIEU » a l'abri des tourelles imposantes de ses 380.
Une pléiade d’artistes animaient ces émissions, dont la grande révélation de la Chanson de l'année 1965, la très gentille et émouvante Mireille MATHIEU.
ELle avait été précédée sur le plateau par un certain nombre d’artistes « dans le vent » pour la plus grande joie du jeune auditoire.
L'habituel talent de Jean BARDIN trouva un éclat particulier au contact de la Marine.
Deux orchestres, du CFM-DEPOT et du « CHEVALIER PAUL » apportaient la participation artistique de la Marine à cette manifestation et recueillaient de leurs camarades de chaleureux applaudissements très mérités.
Parallèlement, l’O.R.T.F. recevait du Capitaine de Vaisseau LIBERGE des informations sur l’historique du bâtiment et les perspectives d'avenir des Ecoles qui restent encore implantées pour très peu de temps à son bord.
La réussite de cette soirée a été la meilleure récompense des organisateurs.
La Direction des Foyers de BREST avait assuré avec l’O.R.T.F. de PARiS et de RENNES les contacts nécessaires à l’organisation et au déroulement de cette importante soirée récréative. Mais le succès remporté est bien l'heureux résultat de la parfaite cohésion dont ont fait preuve tous les services de l’O.R.T.F., ceux de la Marine et particulièrement du « RiCHELlEU » pour la réalisation de ce spectacle.
(Ndlr : Article paru en 1966 dans le bulletin hebdomadaire PONANT n° 15 édité par la 2° Région Maritime)
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L'Histoire des Foyers : Fonds documentaire - Les dossiers - par NEMO le 04/06/2009 @ 12:44 |

« L'OPERATION X4 – MARINE »lancée par le CLUB NAUTIQUE des EQUIPAGES du CAP BRUN en 1979 La situati ...
« L'OPERATION X4 – MARINE » lancée par le CLUB NAUTIQUE des EQUIPAGES du CAP BRUN en 1979 La situation géographique de la III° Région Maritime ne peut qu'inciter à la pratique de la voile. Les Foyers de la Marine ayant la charge des loisirs des équipages, et particulièrement des Clubs Nautiques, sont tout naturellement intéressés au premier chef par le développement de ce sport de plein air qui répond aux aspirations d'un nombre sans cesse croissant d'Officiers Mariniers, Quartiers-Maîtres et Marins. Compte tenu du prix de revient relativement élevé des dériveurs de type 420 ou 470 et du désir de beaucoup d'usagers de pratiquer le "solitaire", la DIRECTION DES FOYERS de la III° Région Maritime ne pouvait que donner son adhésion à l’opération « VOILE POUR TOUS » (c'est-à-dire à la construction de X4 par les usagers eux-mêmes) lancée par la FEDERATION FRANCAISE DE VOILE, patronnée par le Secrétariat d'Etat à la Jeunesse et aux Sports et vivement encouragée par la DIRECTION DU PERSONNEL MILITAIRE de la MARINE. Un premier stage de 5 stagiaires, ouvert du 5 au 9 Février 1979 dans les locaux et avec le concours de l'U.S.A.M. TOULON, permettra aux premiers volontaires inscrits de s'initier à ce type de construction en leur permettant de disposer bientôt d'un premier X4. D'autres stages suivront, et tout permet de penser qu'ils aboutiront à la formation d'une flottille de X4 au sein des divers Clubs Nautiques des Equipages de la III° Région Maritime, dont les usagers seront toujours les bienvenus à ces stages. Le document ci-joint, rédigé par l'assistant de Foyer NOBLET, Directeur du Club Nautique des Equipages du CAP BRUN et responsable du 1er Stage, est destiné à vous permettre de vous faire une idée, tant des possibilités offertes par cette formule économique et dynamique, que de ce dériveur d'un type nouveau qu'est le X4, avec l'espoir que vous apporterez votre soutien, sinon votre participation, à l'effort entrepris. Le Directeur de Foyer Hors Classe CHARPENTIER Directeur des Foyers de la III° Région Maritime (signature) --- (reproduction ci-après du document annexé à la note) X4 - OPERATION VOILE POUR TOUS L'idée de "VOILE POUR TOUS" est née officiellement à l'issue d'un colloque sur l'enseignement et la promotion de la voile, organisé en 1975 par la FEDERATION FRANÇAISE DE VOILE (F.F.V.). Si la F.F.V. peut se féliciter à juste titre de l'importance croissante du nombre d'élèves fréquentant les Ecoles de Voile (150 000 en 1977), elle ne peut que déplorer qu'ensuite, une personne sur dix seulement continue à pratiquer régulièrement la voile au sein des Clubs. Les raisons de cette désaffection sont multiples : - la multiplicité des séries de bateaux et le prix d'achat d'un dériveur restent l'obstacle essentiel. A part l'Optimist, destiné aux jeunes enfants, aucun bateau de série ne coûte moins de 7 000 Francs. Les tarifs de location sont prohibitifs ; - La propriété d'un bateau "sophistiqué" implique l'entretien onéreux du matériel et une maintenance difficile aussi bien pour le particulier que pour une collectivité ; - la compétition classique (pas forcément bien programmée) entraîne des frais importants de déplacement et, pour les jeunes, l'obligation de solliciter un accompagnateur et un véhicule (plus, souvent, une remorque) dans leur milieu familial ; - la course à l’armement et les frais importants qu'il faut engager pour garder un bateau compétitif - il n'est pas rare de voir, même en Optimist, des barreurs posséder deux ou trois voiles neuves sous prétexte que l'une est plus performante que l'autre dans tel ou tel type de temps... Il n'est pas douteux que les réactions contre de telles difficultés ont amené à la réalisation du X4 ; mais en plus de ces aspects techniques, certains aspects pédagogiques liés à la mise en oeuvre du X 4 paraissent très intéressants : - nécessité de développer le solitaire (une seule personne à bord) au sein des écoles de voile en raison de l'intérêt pour l'élève, dès le départ, à saisir la barre et à le placer très vite devant ses responsabilités et l'appeler ainsi à progresser plus rapidement ; - constatation faite, au niveau de la compétition, de la faiblesse des équipages sur le plan de la stratégie et de la tactique - un bateau simplifié permettra de compenser ce manque en obligeant les coureurs à s’en prendre plus à eux-mêmes qu'à leur matériel ; - on peut penser aussi, sur le plan de l'organisation générale, qu'en affectant à chaque stagiaire un bateau dès son arrivée au stage, il prendra mieux conscience de ce qu'est un bateau, des problèmes de son entretien, de son réglage, de sa mise en oeuvre... Arrivé à ce stade des réflexions on est bien obligé de constater que le type de dériveur que l'on recherchait se trouvait déjà sur le marché français (dès 1973) : LE LASER. Ce dériveur était le fruit d'une longue étude de marketing, et dont le lancement sur le marché mondial avait été entrepris à « l'américaine ». Ce bateau a connu depuis un succès énorme, tant à l'étranger qu'en France, et c'est le seul aujourd'hui qui continue à progresser tant par le nombre de bateaux immatriculés, que par l'activité sportive de ses propriétaires. Mais la firme (canadienne), propriétaire du plan, a toujours voulu garder le monopole de production, par soucis « officiel » de monotypie stricte et sans doute aussi pour des impératifs économiques. Les dirigeants de la F.F.V. en sont donc arrivés à la conclusion qu'aucun bateau existant sur le marché français ne remplissait globalement toutes les conditions, d'autant qu'ils avaient fixé d'autres paramètres pour définir le bateau idéal : - prix de revient minimum, ce qui impliquait la simplicité de construction et la limitation de la course à l'armement par une jauge très stricte (non modifiable avant cinq ans) ; - mise en oeuvre facile et rapide ; - accastillage extrêmement simplifié ; - mât très simple en 2 parties, s'emboîtant dans le pont du bateau ; - voile à fourreau (le mât se glisse dedans) ; - transport aisé sur remorque collective (3 à 4 bateaux) ou le toit d'une voiture - cette commodité permettant également de résoudre l'épineux problème du stockage des bateaux sur les parkings à bateaux par un système de portique, on stocke très facilement 3 ou 4 coques l'une sur l'autre ; - possibilité de construction amateur ; - contrôle absolu de la Fédération sur la série. Comme il ne fallait pas non plus tomber dans l'excès d'une monotypie draconienne, les barreurs n'étant pas tous égaux devant un bateau, ne serait-ce que par leur morphologie et leur poids, on laissa libre un paramètre : la voile - plus exactement on a défini deux surfaces homologuées : une standard et une plus petite. Très vite, on en arriva ainsi à la devise nationaliste et démocratique : « un bateau français pour tous les français », qui eut pour effet de faire prendre en charge par l'industrie française la complète réalisation dudit bateau tricolore : construction coque, gréement, voile et tissus. Un accord fut passé avec la société Yachting France (produit les 420, etc...) qui accepta les conditions du cahier des charges. En 1976, cette société fut la seule à produire des X4 qui allaient constituer les premières flottilles des grande organismes nationaux : U.C.P.A. - Ecole Nationale de Voile (E.N.V.), etc... En 1977, la construction amateur démarra avec la fabrication des moules au CRJS d'ANTIBES. Le secrétariat à la Jeunesse et aux Sports apporta son appui (financier, cadres techniques) et l'on prévoit aujourd'hui une production totale d'une centaine de moules de X4. II est évident que le développement de l’opération « VOILE POUR TOUS », et des idées nouvelles d'animation qu'elle apportait, devait passer par la plus grande diffusion du X4. La construction amateur s'en trouva privilégiée ; le monopole de production professionnelle de Yachting France cessa et d'autres chantiers professionnels inscrivirent le X4 sur leur catalogue. En 1978, de grandes campagnes de promotion eurent lieu - Citons : - rassemblement X4 : La Rochelle - E.N.V. : la flotte des X4 est mis à la disposition des coureurs qui arrivent donc les mains vides ! - rencontre VOILE POUR TOUS : E.N.V. - sous forme d'un tournoi par équipe de ligue ; - Critérium National des Moniteurs et Animateurs de Clubs : E.N.V. Notons aussi pour finir, que les épreuves optionnelles du professorat d'E.P.S. et du professorat-adjoint ont lieu désormais sur X4. La F.F.V. souhaite donc mener une politique de promotion sportive en amenant une masse importante de personnes à pratiquer la voile, mais aussi à conserver les stagiaires des écoles de voile comme pratiquants réguliers. En mettant en place des Centres « VOILE POUR TOUS » en accord et avec l'aide de Jeunesse et Sports, dotés d'infrastructures (ateliers de construction, centres de voile, ...) et d'animateurs permanents qui permettent d'organiser des compétitions régionales, les jeunes compétiteurs, débarrassés du souci du transport du bateau personnel, se présenteront qu'avec leur jeu de voile et prendront possession sur le lieu même de la manifestation des X4 mis à leur disposition. OPERATION VOILE POUR TOUS DANS LA MARINE II apparaît évident à la lecture de ce qui précède que les idées, réflexions et démarches pédagogiques qui ont abouti à la réalisation du X4 et à sa mise en oeuvre dans l'opération « VOILE POUR TOUS » se devaient d'intéresser les Armées où le sport a toujours fait parti de la formation du soldat, et la Marine en particulier, où la voile occupe une place de choix. En 1977 - 1978, les contacts établis entre la F.F.V. et le Département aboutissaient à la mise à la disposition de la Marine de quatre moules de X4, réalisés au CRJS d'ANTIBES. Le COMMISSARIAT de la MARINE passait commande d'un certain nombre de gréements pour ce bateau et s'apprêtait ainsi, par le versement de ce matériel, à aider le démarrage de la construction amateur dans les Clubs en soulageant d'autant leur trésorerie. Une analyse objective et succincte de la situation actuelle en III° Région Maritime permettra, à titre d'exemple, de sensibiliser le lecteur sur les débouchés particuliers qu'offre l'opération « X4 - VOILE POUR TOUS » au sein de la Marine dans cette région. La voile peut se pratiquer : a) au sein de sections voile rattachées à un foyer d'unité (exemples : C.I.N. ST-MANDRIER - G.E.M. - B.A.N. HYERES – ST-RAPHAEL - ASPBETTO - NIMES-GARONS) ; b) au sein du Club Nautique des Equipages (CNET CAP BRUN). Dans le premier cas, l'activité voile n'est qu'une activité sportive et de détente du foyer, parmi d'autres, limitée souvent à la seule saison estivale. Dans le second, c'est la vocation principale du CNET - Club ouvert toute l'année. Enfin, tous ces organismes dépendent militairement des unités auxquelles ils sont rattachés et administrativement de la DIRECTION des FOYERS de la III° Région Maritime. Soulignons qu'actuellement, seul le CNET est véritablement en mesure de mettre sur pieds une structure (matériel, locaux, personnel cadre...) capable de développer un véritable enseignement et de promouvoir l'animation sportive (organisations de régates, d'entraînements suivis...). De plus, cet organisme a une « vocation régionale » accueillant sans distinction les militaires et leurs familles de la III° Région Maritime alors que les sections voile d'unités ouvrent d'abord leurs portes aux personnels de ces unités. Pour l'ensemble de ces Clubs, les flottes de bateaux sont anciennes ; il n'est pas rare de voir en service des bateaux vieux de 10 ans, c'est dire les problèmes rencontrés pour entretenir ces bateaux. L'harmonisation est aussi loin d'exister sur le type de matériel mis en oeuvre. Les moyens d'acquisition de matériel neuf sont limités (la trésorerie est souvent faible et l'aide du Département en matériel passe presque inaperçue Avouons aussi que les directives concernant les objectifs d'animation à atteindre, la politique de promotion sportive à mener, l'harmonisation de l'enseignement, l'établissement de relations suivies avec les organismes civils (Jeunesse et Sports, F.F.V., ligue régionale de voile, etc...) sont restées peu nombreuses, laissant ainsi le plus souvent le Club replié sur lui-même, satisfait de ses activités réduites, peu soucieux de les étendre. Enfin, pensons aux personnels embarqués qui pratiquent essentiellement la voile au sein du CNET, à l'annexe voile de Vauban (arsenal), et qui demandent souvent, quand le bâtiment part en croisière de longue durée, l'embarquement d'un ou de plusieurs dériveurs, suivant la taille du bâtiment, pour la détente en escale... Compte tenu de cette situation, que peut apporter l'opération fédérale ? Par des actions promotionnelles, comme le stage de construction amateur X4 ouvert en février, on peut espérer sensibiliser les autorités et les responsables sur les problèmes que posent la pratique de la voile et son développement au sein de la Marine. Partant de là, l'opération « X4 - VOILE POUR TOUS » devient une réalité qui peut nous amener à tendre vers un certain nombre d'objectifs dont la liste établie ci-dessous n'a rien d'exhaustive : - mettre sur pied en III° Région Maritime la construction amateur. Dans un premier temps, en collaboration étroite avec l'USAM TOULON qui dispose actuellement d'une infrastructure que nous n'avons pas. A plus long terme (projet d'aménagement de l'annexe CNET Vauban) de posséder nous aussi des locaux capables de nous « faire naviguer avec nos propres coques » expression marine connue... - renouveler et compléter ainsi la flotte de nos Clubs par le biais de cette construction amateur (X 4, mais aussi Optimist - planches à voile) ; - disposer d'un type de bateau (X4) répondant aux besoins des unités à la mer qui pourront acquérir facilement le ou les coques nécessaires en envoyant en stages de construction leurs propres personnels. Cette proposition aboutirait, d'une part, à avoir un ou plusieurs dériveurs à bord lors de croisières de longue durée (ceci est valable aussi pour les planches à voile), d’autre part, ce ou ces bateaux pourraient être stockés au sein du CNET Vauban et gardés à la disposition du personnel quand l’unité est à TOULON. À quand les équipes de voile, comme existent déjà les équipes de Foot, de Volley à bord ? - intéresser les membres de nos différents Clubs à construire leur propre dériveur (ou planche) pour eux ou pour leurs enfants (Optimist), leur garantissant toutes les chances de succès et de rentabilité dans ce choix d’acquisition ; - enfin, renter dans le « jeu fédéral", tout au moins pour des clubs importants comme le CNET, et constituer une flotte collective importante (10 à 20 X4 nous permettant ainsi d'ouvrir et d'animer, avec des formules nouvelles cet organisme qui doit garder son caractère de "club pilote" : - l'organisation de rencontres inter-clubs avec d'autres collectivités (civiles ou militaires) deviendrait monnaie courante, intéressant surtout nos élèves de l'école de voile ; - la mise sur pied d'un nouveau type de compétition avec les autres organismes de la Défense Nationale sous le couvert de l’UFCSAA pourrait déboucher sur un championnat national par équipes de clubs, avec des sélections régionales. Soyons sûrs, en effet, que le X4, promu comme il l'est par la F.F.V. et le Secrétariat à la Jeunesse et aux Sports, intéressera au plus haut point l'ensemble des clubs sportifs de l'UFCSAA. P.S. : les idées émises dans cet article n'engagent évidemment que son auteur...
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CARACTERISTIQUES DU DERIVEUR X4 Longueur hors tout : 4,20 m Longueur flottaison : 3,90 m Bau : 1,35 m Franc bord avant : 0,35 m Tirant d'eau coque : 0,11 m Tirant d'eau maxi : 0,80 m (dérive abaissée) Poids : 60 Kgs (minimum) Surface voile : 7,70 m2 (voile maxi) PRIX en construction amateur : 2 500 à 3 000 F. |  |

Présentation officielle en présence de l'amiral de Castelbajac, le mercredi 14 février 1979, de la première coque X4 construite par le CNET. (NDLR : Une quinzaine de coques X4 furent finalement construites par le CNET en 1979, certaines pour le Foyer de La Réunion. Le X4 ne connut jamais un développement considérable en France et force est de constater aujourd’hui (2008) que le Laser (type de dériveur évoqué dans le document) reste quant à lui toujours largement diffusé….
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L'Amicale : Récits/Témoignages - Les écrits - par NEMO le 28/05/2009 @ 19:07 |

SORTIE «SPELEO» DU FOYER U.M. NOUMEA
AUX GROTTES D’ADIO LE 16 AOUT 1980
A l’occasion d’une r ...
SORTIE «SPELEO» DU FOYER U.M. NOUMEA
AUX GROTTES D’ADIO LE 16 AOUT 1980
A l’occasion d’une représentation des Forces Armées à la foire agricole et artistique de BOURAIL, le Foyer de l’Unité Marine de NOUMEA a organisé une sortie camping de quatre jours comprenant diverses activités de loisirs dont une sortie «Spéléo» aux grottes d’Adio près de POYA (250 km de NOUMEA).
Pour sept des neuf participants cette sortie constituait une véritable première. Seul, un quartier-maître de 1ère classe, le guide, possédait une bonne expérience en la matière.
L'APPROCHE
Accéder à ces grottes, c'est tout d'abord accepter de se faire chahuter sur une piste sinueuse de montagne vraiment très mal pavée sur les derniers kilomètres.
Qu'importe ! Si la promenade spéléologique est à l'image du piton rocheux, haut d'une centaine de mètres, au pied duquel émerge l'entrée des grottes, nul ne devrait être déçu. Aussi, c'est avec un empressement non dissimulé que chacun s'équipe pour la descente.
LA DESCENTE
Notre guide muni d'une lampe à acétylène frontale et d'une combinaison plastique donne un caractère sérieux, voire "professionnel" a notre entreprise. Son assurance balaie notre ultime hésitation. Une dernière photo du groupe et c'est le plongeon dans ce labyrinthe de nuit. Dotés de casques légers fournis par la Base, de sacs à dos petit modèle bourrés de matériel photo, de piles de rechange, de gourdes et de cordages, et chaussés de pataugas, sans oublier chacun notre lampe électrique, nous amorçons la progression. D'abord lente car confrontés au monde inconnu que les yeux ont quelque difficulté à appréhender sous notre maigre éclairage, celle-ci s'accélère peu a peu. Le boyau sinueux est irrégulier, et par endroits la voûte se rappelle au bon souvenir des casques qui encaissent, somme toute, très bien. Le passage se fait bientôt plus large ; l'équipe débouche dans une vaste salle.
Les jets de lumière sondent ses dimensions : 8 mètres de haut, peut-être 10 ; c'est plus qu'il n'en faut pour que chacun s'esclaffe d'admiration. Les parois sont finement décorées de stalactites qui se superposent et s'étalent en une véritable cascade étrangement figée.
LA CATHEDRALE MINERALE PREND VIE
Casques et sacs sont vite posés à terre et avec une frénésie peu dissimulée, les photographes empoignent leurs appareils.
Un concert d'ordres et de coups de flash fusent bientôt dans ce décor où chacun estime en amateur ses temps de pause.
L'éclairage aux bougies d'une partie de la paroi accentuant le volume des formes calcaires tout en adoucissant les ombres, s'oppose aux jets violents de lumière lâchés par les flashes.
UN PEU DE TECHNIQUE
Rassasiés de prises de vues et pressés par notre guide, nous reprenons la progression. Un choix s'offre à nous : passer par le réseau actif, ce qui signifie devoir traverser une galerie à moitié noyée, profonde d'1,20 m à 1,50 m, ou bien continuer le réseau fossilisé mais être confrontés à une escalade puis à une descente en rappel sur 7 à 8 mètres. La seconde option est retenue et l'escalade d’une façade de 5 mètres débute. Celle-ci est grandement facilitée par les cordes disposées par notre guide : en quelques tractions de bras l'obstacle est franchi.
Reste la descente en rappel ! tous néophytes dans cette entreprise, c'est avec une pointe d'appréhension qu'à tour de rôle chacun se lance dans le vide non sans lâcher quelques jurons.
LE BAPTEME DE LA BOUE
Enhardis par cette épreuve, la marche saccadée reprend avec entrain et bonne humeur.
Les chevilles sollicitées à tout moment à cause de l'irrégularité du sol tiennent bon. Les resserrements périodiques de la galerie rappellent à l'ordre notre attention un instant détournée par la contemplation de formes calcaires toutes plus étonnantes les unes que les autres.
Cette fois, c'est une véritable "chatière" qui se présente à nous : celle par laquelle le réseau fossilisé rejoint l'actif. Sac à dos en premier, chaque membre se coule péniblement de l'autre côté. Qu'elle n'est pas la surprise de chacun de voir son visage badigeonné copieusement au sortir de la chatière avec de la glaise sauvagement appliquée par notre guide ! le baptême de la boue vous connaissez ?
BAIGNADE FORCEE
A l'occasion du premier passage "humide" profond d'une cinquantaine de centimètres, un chapelet d'exclamations fuse ça et là, tant sur la nécessité de se dévêtir que pour qualifier la température de cette eau. Celle-ci, d'une clarté absolue sous l'éclairage artificiel est partout présente en nappes plus au moins éparses et profondes. Le sol, recouvert de galets et de sable, les parois rocheuses lisses et galbées au gré des méandres laissent supposer l'activité jadis intense des écoulements de ce réseau que seule une pluviométrie exceptionnelle pourrait aujourd'hui réanimer.
LE BUT
Après une succession de cuvettes plus au moins inondées et une marche qui semble n'en plus finir, nous atteignons notre but : une salle où se dressent de véritables orgues minérales géantes aux pieds desquelles reposent de magnifiques vasques emplies d'eau.
ORGUES MINERALES
Ces beautés naturelles modestement mises en valeur par notre éclairage donnent l'impression d'une confrontation troublante de deux mondes opposés par leur espace temps : l'intemporel face à l'instantané.
Tirés de nos réflexions par le cadran de nos montres : bientôt trois heures au fond ! nous nous hâtons de rebrousser chemin ; en effet, plongés dans cette nuit permanente, le temps devient vite une notion subjective.
Le plaisir des yeux rassasié, le retour s'effectuera rapidement.
Pour une premier contact avec ce monde étonnant que sont les grottes d'ADIO, ce fut une réussite. Loin de constituer une fin en soit, cette sortie "Spéléologie" sera le prélude à de nouvelles excursions tant au fond de ces mêmes grottes, que sur d'autres sites calédoniens.
Ndlr : Article paru dans le Bulletin de liaison « Foyers » n°9 – novembre 1980.

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